A place WE go
Après avoir appris à parler, couramment, sept langues :
Après avoir lu, écouté, observé, ce qui se disait, ce qui se pensait, ce qui se tramait
Dans les courants entourant au moins sept cultures, émanant de sept langues, soient :
Après avoir appris, étudié, épanché sa curiosité, et démontré ses capacités à comprendre et cerner
Plusieurs champs de savoirs, notamment, les arts dramatiques et les sciences psychothérapiques
En flamand (ou en néerlandais)
Après avoir exercé, pendant plusieurs décennies, son métier et les arts de sa vie
Professionnellement, au meilleur de ses capacités, en ayant à cœur d’aider à vivre
En harmonie celles et ceux qui ont la chance de la croiser ou de tomber sur ses écrits
Ses discours, ses perspectives, ses idées, qu’elle partage depuis des années, sa vie
Est comme qui dirait : bien fournie.
Après ce parcours de vie, avec cette expérience, en se basant sur ce qu’elle a vu
Ce qu’elle a appris, ce qu’elle a entendu, ce qu’elle a compris, ce qu’elle a dit
Qui a plus ou moins résonné, ce qu’elle en a déduit, toutes les affaires qu’elle a produites
Notamment tous les couples qu’elle a contribué à rabibocher, toutes les familles qu’elle a aidées
En d’autres termes : toutes les personnes auprès desquelles elle s’est investie
Esther Perel le souligne et le répète comme la plus tendre des vérités :
Love is not a thing we do. Love is a place WE go.

Mais t’étais où ? Pourquoi t’es parti ?
Moi j’t’attendais. Je reste ici.
Il n’aime plus sa vie.
Il aimerait encore aimer sa femme, même s’il n’aime plus sa vie.
Quand elle l’a rencontré, il était fier de lui.
Elle aussi l’était, il l’a immédiatement compris.
Maintenant qu’il n’a plus en se regardant, la moindre fierté
Pour ce qu’il fait, pour ce qu’il est devenu, pour qui il est
Après toutes ces années
Il a l’impression d’avoir raté sa vie.
Ce qu’elle pourrait continuer à lui trouver ?
Il n’en a plus la moindre idée.
Elle essaie de l’aider.
Elle reste avec lui.
Elle tente tant bien que mal d’embellir leurs vies.
Elle est fidèle à la personne qu’elle était, quand elle est tombée amoureuse de lui.
Elle s’extasie. Elle apprécie. Elle est du genre à essayer.
Elle ne sait pas de quoi demain sera fait, mais elle le sait : elle ne passera pas à côté
De sa vie. De leur vie. De lui.
Pendant qu’elle s’affaire à faire entrer la lumière dans la pénombre de la vie de son mari
Pendant qu’elle y met tout son cœur et se laisse emporter par toutes sortes de fantaisies
Il commence à ressentir du dédain pour elle, à mesure qu’elle rafistole sa vie à lui.
Pour lui, sa vie n’est que déclin.
Puisqu’elle persiste à se dire fière de lui, il ressent du dédain.
Soit, elle se moque de lui, et n’est là que pour ce dont il a hérité, i.e. elle ne l’aime pas, lui
Soit, elle est complètement chtarbée, incapable de mesurer l’étendue de sa honte à lui.
Ils sont attachants.
Il est attendrissant.
Elle n’en démord pas pour autant.
La beauté est dans le regard.
Elle est artiste, tout comme lui.
Il a oublié ce qu’être artiste signifiait, elle l’a bien compris.
Une chance pour lui, elle a pris le temps et la peine de refléter sur ce que lui inspiraient
Les propos d’Esther Perel, quand elle dit :
Love is a place WE go.
Elle n’ira pas sans lui.
Elle ira là où il est lui.
Elle est SA femme, lui SON mari.

***
Pour inviter à considérer les idées d'Esther Perel pour ne pas risquer de sombrer
Ni dans l'indifférence, ni dans le dédain
Ce qui pourrait être bien
Tout en mentionnant un film qui nous a tappé dans l'oeil dans cet ordre :
1) Le titre
2) Olivia Wilde
3) L'idée, comme la fantaisie, de recevoir Le titre, par Olivia Wilde
Offert gracieusement par SCM-SK