Avoir, c’est bien. Avoir deux, voire trois, c’est mieux.

Avoir, c’est bien. Avoir deux, voire trois, c’est mieux.

Avoir un.e thérapeute, c’est bien.

Savoir qu’on a une personne dont on sait qu’on peut aller la consulter

Pour qu’elle prenne soin de notre cœur, de notre corps, et/ou de notre âme, c’est rassurant.

 

Savoir que peu importe

L’étendue, la profondeur et l’allure des enjeux qu’on lui confie,

Cette personne, dans l’exercice de son métier, saura trouver

Les mots, les gestes, et/ou les attentions

Pour nous offrir des voies de résolution, par une transaction,

Soit un échange de nos bobos contre des sagesses,

Et/ou un échange de nos bobos contre de la tendresse,

Moyennant paiement, c’est objectivement rassurant,

Quoiqu’éventuellement potentiellement inquiétant.

 

Il arrivera un moment où on voudra consulter notre thérapeute si bien trouvé.e

Mais qu’on n’aura pas les moyens de consulter, soit de payer, soit de rencontrer

Encore une fois, immédiatement, plus souvent, notre thérapeute adoré.e.

 

Les rencontres avec des thérapeutes sont volontairement limitées.

On ne peut pas les voir au moindre bobo, comme au moindre chagrin.

On ne peut les voir à toutes les heures de la journée, même avec entrain.

On ne pas peut les voir dès qu’on le souhaite car on en a besoin,

 

Si l’horaire est chargé et/ou si on n’a pas de quoi payer et/ou si on a déjà reçu la quotité

De temps allouée pour les séances planifiées et autorisées entre une personne à qui prodiguer

Des soins du cœur, du corps, et/ou de l’âme et une professionnelle du soin, aussi appelée

Thérapeute, dont le métier est encadré, i.e. réglementé, notamment pour s’assurer

 

Qu’elle ne se permette jamais d’outrepasser les pouvoirs qui lui sont conférés

Quand vient le temps de tâcher patiemment et diligemment de contribuer

Au soin de l’âme, du corps, et/ou du cœur, d’autres personnes placées

Entre ses mains, sur sa chaise, sur sa table, dans son office, sous son regard, dans son intimité,

Le temps d’une séance de soin, moyennant paiement, sans ambiguïté.

 

 

La vulnérabilité qu’on confie à la personne à qui l’on permet de découvrir la nudité

Parfois de notre corps, parfois de notre cœur, toujours de notre âme, est sacrée.

On en pleure comme on en rit. On en redemande comme on les remercie,

Car avoir un.e thérapeute sachant exercer son métier, c’est aussi :

 

Avoir l’occasion de se rappeler l’importance des amitiés

Pour bénéficier d’un esprit de camaraderie, qui ne soit limité

Aux moyens de paiement, à la vitesse d’écoulement du sablier,

Aux règles de déontologie interdisant aux professionnel.les de la santé

D’aller se chercher, i.e. d’aller dénicher

Au sein de sa clientèle comme de sa patientèle, des amours comme des amitiés.

 

 

Avoir un.e thérapeute sachant soigner notre corps, c’est merveilleux.

N’avoir qu’un.e thérapeute sachant toucher notre corps, c’est risquer

De perdre le sens du toucher,

Aussi bien dans le cadre d’un rapport amoureux,

Comme au sein d’amitiés dénuées d’ambiguïté relatives au toucher,

Comme il convient d’apprendre à savoir comment commencer

Par se toucher soi, avant de demander de se faire toucher,

Voire avant de recevoir l’autorisation d’à son tour toucher

Le corps d’une autre personne, dans sa vulnérabilité.

 

Avoir un.e thérapeute sachant soigner notre cœur, c’est merveilleux.

N’avoir qu’un.e thérapeute sachant toucher notre cœur sans risquer

De tomber en amour avec les recoins de notre intimité,

C’est risquer de se mettre à penser

Qu’il n’y a que cette personne qui sache nous écouter,

Comme de se mettre à penser

Qu’il n’y a que cette personne qui puisse nous aider

À voir des perspectives constructives et bien argumentées

Quant aux œuvres sur lesquelles on s’est acharné

Quant aux façons par lesquelles on fait face à l’adversité

Quant aux chemins par lesquels notre cœur nous a guidé

Dans la vie, depuis qu’on est né,

Jusqu’à rencontrer notre thérapeute adoré.e,

Et, depuis qu’on lui confie notre cœur, pour nous aider

Ensemble, à le rafistoler.

 

Avoir un.e thérapeute sachant soigner notre âme, c’est merveilleux.

N’avoir qu’un.e thérapeute sachant toucher notre âme sans ajouter

De trouble à ce qui est présenté, comme pour toujours respecter

Le serment d’Hippocrate, lequel s’applique à quiconque souhaite aider

En commençant par ne jamais causer de sévices à la personne placée

Sous ses auspices dans l’espoir d’être soignée, c’est risquer

De tomber en amour avec la personne qui semblera incarner

Le visage du divin sachant écouter, réconforter, encourager

Sans commune mesure, i.e. mieux qu’on aurait pu imaginer,

Soit mieux que tout ce qu’on a connu, lu, vécu, conçu, pensé,

Soit mieux que n’ont jamais su faire avec nous les personnes placées

En position d’autorité à notre égard comme celles placées en relation d’amitié

Voire en relation amoureuse, qui n’ont pas été en mesure, quand on s’est dévoilé

De ne pas simplement se choquer.

 

 

Avoir un.e thérapeute, c’est bien.

Avoir un.e thérapeute, ça peut être merveilleux.

Avoir un.e thérapeute, cela ne remplace pas :

 

NI

Le besoin de tout être de se savoir apte à disposer

De son corps dans la tendresse

De son cœur dans l’espoir

De son âme dans le respect

Sans qu’on ne lui tienne la main comme à un bébé

 

NI

Le besoin de tout être de se savoir entouré

D’amitiés sincères dénuées d’ambiguïtés

Par lesquelles tout être finit par profiter

De l’assurance inaliénable du fait que les amitiés

Lorsqu’elles sont sincères n’auront pas à trouver

Les mots pour accueillir sans offenser

Les gestes pour épauler sans outrepasser

Le fil d’or ineffable reliant les âmes dans l’amitié

 

NI

Le besoin de tout être de se savoir attiré

Par une autre âme elle aussi disposée

À l’aimer dans l’entièreté

De son âme, de son cœur, de son corps, alignés

En offrant en retour l’intégralité

De son âme, de son cœur, de son corps, alignés

Dans une relation aussi mystérieuse que sacrée

Par laquelle deux âmes s’engagent à s’aimer :

« Jusqu’à ce que la mort nous sépare, et même après ! »

« Sans que tu n’aies jamais besoin de te cacher. »

« Avec tes côtés lumineux accompagnés

De ce qui faisait avant nous ton obscurité. »

 

 

***

Pour préciser la nécessité de trouver

Des thérapeutes sachant aider à soigner

Sans pour autant se mettre à penser

Que les thérapeutes sont la panacée

Car même lorsqu’il a aimé et été aimé

D’un amour digne d’une épopée,

Sans amitiés, même un père dévoué

Finira seul, même entouré

Comme Capitain Fantastic, bien isolé

Dont le fils aîné finira lui aussi par se lasser

 

Offert gracieusement par SCM-SK 

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