Il s’accroche à sa voix.

Il s’accroche à sa voix.

Il s’accroche à sa voix.

Il fait attention quand il s’expose à son image.

Il ignore ce qu’elle écrit.

 

Dans sa voix, il se souvient de sa personnalité, i.e. de sa couleur, i.e. de la femme qu’elle est,

Soit celle qu’il aime, qu’il aimait, qu’il aimera toute sa vie, même si à quasi 23 ans, elle l’a quitté.

 

Au début, il se passait ses disques.

Rendu marié, il n’a plus cette liberté.

Il peut être entendu, il ne veut pas créer :

De peine inutile ;

De chicanes ;

De distraction sur la ligne.

 

Il l’a sentie, il le sait :

Elle pense encore à lui.

Elle le sent, elle aussi.

Elle l’attend sur leur fréquence, celle sur laquelle seule elle et lui

Savent se retrouver.

 

Ils y allaient quand ils étaient ensemble.

Ils y étaient totalement quand ils créaient.

Ils s’étaient parlé du fait qu’ils le sentaient.

 

Il connait l’espace où il peut dire qu’il est en train de :

Se reposer

Chercher l’inspi

Prendre l’air

 

« Qu’on lui laisse sa bulle pour créer, par pitié ! »

 

 

Autour de lui, on lui souhaite de créer.

Il doit aussi prendre part à toutes sortes d’affaires, entouré.

Il n’a pas son mot à dire quant à la majorité

Des heures de sa vie, lesquelles sont priées

De se rendre utiles, i.e. de contribuer.

 

Il contribue quand il chante, alors il fait ses tournées.

Il contribue quand il crée, alors il part se reposer.

 

Quand il crée avec ses cousins, il est sidéré.

Il a compris pourquoi elle est partie, ça y’est !

Ses rêves de montagne, d’aventure, et de nature

C’est La Serveuse Automate plus vraie que nature !

 

 

Il comprend le sort de son ex-mie, i.e. de sa moitié

Qui, même si elle l’a désormais quitté, l’a jadis aimé

Assez pour qu’il connaisse les chemins de son cœur

Et qu’en changeant de décor il ne saisisse l’humeur

 

De celles qui, comme La Serveuse Automate, comme son ex-mie

Sont obligées de « jouer la game » et de montrer combien elles sont jolies

Plutôt que de faire ce qu’elles aiment faire, ou aimaient, ou aimeraient

Et il voit que pour elles, c’est un tantinet plus compliqué que d’espérer

 

Faire de quoi qui nous tenterait comme Le Businessman, déprimé.

C’était en effet plus compliqué pour elle, il le conçoit, désormais,

Et l’aime d’un amour encore plus fort à présent qu’avant qu’elle ne l’ait quitté,

Ce qui le laisse à la fois très perplexe et on-ne-peut-plus excité, comme inspiré.

 

 

Mais voilà ! Il ne peut pas :

Se permettre de le ressentir, car pour lui, c’est comme tromper.

ET

Se permettre d’en parler, car autour de lui, tout le monde a pris parti, et personne n’accepterait

 

De l’encourager à aller danser avec elle dans leur dimension privilégiée, celle qu’elle connait,

Dans laquelle elle lui a laissé des signes omniprésents, subtiles, et envoûtants, qu’il reconnait

Partout où il va, dans tout ce qu’il écoute, dans pas mal tout ce qu’il voit, où elle passerait,

 

Passera, est passée, etc.

 

Il s’accroche à sa voix.

Il fait attention quand il s’expose à son image.

Il ignore ce qu’elle écrit.

 

 

 

Quand elle a fait la tournée du Maudit, elle a badigeonné l’album de références qu’il comprendrait

Et face caméra, il le sait : elle l’aguichait, en même temps qu’elle le narguait et l’attirait

À retourner dans leur dimension, à l’heure qu’ils s’étaient fixée, quand il partait

En tournée de son côté, et elle du sien, et qu’ils se retrouvaient

À être en couple, mais à distance, quand ils s’envoyaient

Des poèmes la nuit, quand ils chantaient

Sur leurs pianos, et composaient

Des chansons d’amour

Quand elle sentait

Ses cheveux

La frôler

.

 

Il n’a qu’à écouter Une nuit sur son épaule, dont il sait quand, comment et pourquoi elle l’a composée

Et repenser aux nuits qu’elle a passées, sur son épaule ou loin de leur lit, à chanter ou fredonner

Combien elle l’aimait, ce qu’elle aimait de leur histoire, ce qu’elle pensait de son regard, son toucher

Et toutes les affaires qu’ils ont déjà partagées, avant qu’elle ne s’enfuie car elle était tannée

Du genre de vie qu’on offrait alors aux femmes aussi douées que lui mais qui n’avaient

Pas hérité du privilège qui en leur temps le favorisait, big time, dans l’industrie qui les faisait

Vivre de chanter et de composer des chansons d’amour, ce qui en soit était assez flyé.

 

 

Comprenant qu’il peut retourner aux heures, aux semaines, aux mois, aux années

Précédant sa décision de le quitter, sachant qu’il comprend qu’elle ne fait pas que regretter

Mais qu’elle retourne dans leur dimension à chaque occasion qui se présente à elle de créer,

Ce qui était, à l’époque où elle s’endormait sur son épaule, équivalent à aller penser

 

À combien elle l’aimait :

 

Il s’accroche à sa voix.

Il fait attention quand il s’expose à son image.

Il ignore ce qu’elle écrit.

 

 

Il ne peut pas être détecté, cela ferait du mal pour rien.

Il ne retournera pas dans ses bras, il n’y peut rien.

Il ne fera jamais vivre à sa famille, pour rien

Au monde, jamais d’la vie, ce qu’il a connu

Quand il était enfant et que son père a disparu.

 

Au demeurant,

Elle n’avait qu’à pas le quitter

Et même après l’avoir quitté

Elle aurait pu revenir le chercher

Et elle ne l’a pas fait, aunieu

 

Elle lui a composé tout un album, et elle a passé toute la tournée à l’aguicher.

Sur leurs échelles respectives et communes, c’est romantique, pas peu près.

Alors, il l’écoute dès qu’on a le dos tourné et qu’il peut composer en paix.

Il retourne aux moments qu’il a envie-besoin de revisiter, avec elle à ses côtés

Derrière, devant, de loin, partout partout partout, quand elle l’aimait,

 

Sachant que depuis qu’elle l’a quitté, elle regrette et continue de créer

Ce qui entre eux signifie qu’elle se met au piano et commence à chanter

Des affaires qu’il chantait, des affaires qu’elle chantait, des affaires à chanter

Qui font du bien à leurs cœurs, déchirés, sachant s’aimer et chanter pour créer.

 

Il veut qu’elle sache qu’il l’aime encore, et que même si tant pis pour elle, il est marié,

Elle n’a qu’à regarder ses photos et s’imaginer qu’il s’agit des images envoyées

D’un papillon à une étoile, soit une analogie dont ils avaient déjà parlé,

Notamment quand ils s’extasiaient des pouvoirs des marées,

De la lune, du soleil, des cycles divers et variés,

Comme les règles et les tournées,

Sur l’inspi et sur la qualité

De la poésie créée

Pour s’aimer

Etc.

 

 

Il s’accroche à sa voix.

Il fait attention quand il s’expose à son image.

Il ignore ce qu’elle écrit.

 

 ***

Pour imaginer les leçons de maîtres et de maîtresses

S'aimant dans une autre dimension, soit la fréquence

Que fréquentent notamment les artistes qui écrivent et composent

Des chansons d'amour

Quand tout va ben

Et quand le coeur est brisé

 

Offert avec révérence et une dette immense par SCM-SK 

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