Le cas de la belle-fille, de la belle-mère et de la belle-famille
Si elle doit quitter sa famille pour l’épouser, alors elle doit se scinder, i.e. se diviser.
Elle fera face au dilemme de Ruth dans l’une ou l’autre des situations par lesquelles un mariage prend fin, laissant la belle-fille seule face à sa belle-famille :
* Le mari décède avant sa femme, i.e. avant la belle-fille, qui devient veuve de feu son mari.
* L’union prend fin, i.e. les époux divorcent ou le mariage est annulé. Il n’est plus son mari.
Dans l’exemple de Ruth, à la disparition de son mari, la belle-fille Ruth reste avec sa belle-mère Naomi
Plutôt que de retourner
« dans sa famille », « sur son territoire », « là d’où elle vient ».
La belle-fille Ruth conserve une dévotion pour son époux disparu, et par ricochet elle conserve une dévotion pour sa belle-mère Naomi, soit la mère de feu son mari, qu’elle aime bien, elle aussi.
Alors, lorsque son mari décède, Ruth ne « retourne » pas là d’où elle vient, soit sur le territoire sur lequel elle a grandi ET/OU auprès de la famille et des amis avec lesquels elle vivait, avant de devenir la femme de feu son mari et de le suivre « sur son territoire » à lui, soit « là d’où il venait », qui plus est « dans sa famille à lui », puisque Ruth y côtoie sa belle-mère Naomi, soit la mère de feu son mari, qu’au demeurant, elle aime bien, elle aussi.
Plutôt, quand son mari décède, la belle-fille Ruth choisit de rester avec sa belle-mère Naomi, pour être en mesure non seulement de continuer de la côtoyer, i.e. pour continuer de « faire famille » avec elle, quand bien même son mari (soit le fils de Naomi sa belle-mère) est décédé, mais aussi pour « prendre soin » de sa belle-mère, i.e. pour que celle-ci reçoive de l’amour de la part de sa belle-fille Ruth, comme des visites et le fait de pouvoir compter sur quelqu’un qui s’assure qu’elle est logée et nourrie décemment, par exemple, mais aussi certainement pour échanger avec elle des conversations « agréables, divertissantes et bénéfiques » et ainsi partager des « moments de famille », quand bien même le fils n’est plus, et peu importe le fait qu’il n’y a pas de petits-enfants.
Ruth n’est pas que veuve, elle est veuve sans enfants.
Bien qu’elle ne soit pas grand-mère de ses enfants, puisqu’elle n’a pas d’enfant, la belle-fille Ruth choisit de rester avec sa belle-mère Naomi, plutôt que de chercher :
* À retourner « d’où elle vient »
* À se trouver un « nouveau » mari, avec qui « refaire sa vie » et/ou « avoir des enfants »
Ruth reste avec sa belle-mère Naomi, avec qui elle est heureuse de partager un lien familial, même si le fils de Naomi est mort, et que le mariage n’est plus.
Cette dévotion de Ruth pour sa belle-mère Naomi et l’humilité dont elle fait preuve une fois seule à ses côtés lui vaut d’être un personnage essentiel de la Bible, incarnant la dévotion attendue, comme exemplaire, d’une belle-fille pour sa belle-famille.
Mais voilà, Jésus Christ a prévenu :
Son arrivée et les lois qu’il s’apprêtait à « bousculer » allaient semer la division dans les foyers, donc dans les familles, notamment en dressant les belles-filles contre les belles-mères.
(LUKE 12:53) & (MATTHEW 10:35) :

Pas toutes les belles-mères, pas toutes les belles-filles, pas toutes les belles-filles contre leur belle-mère, mais assez pour que Jésus Christ l’annonce avec fermeté.
Ce n’est pas le pays des Bisounours, que de suivre Jésus Christ.
Il l’indique très clairement, notamment dans cette référence sur laquelle se termine son annonce, telle que rapportée par LUKE et MATTHEW, du fait que l’arrivée du Messie n’était pas de quoi se réjouir de l’arrivée de la paix.
Au contraire, que Jésus Christ disait.
Des fils se retourneraient contre leur père.
Des filles se retourneraient contre leur mère.
Et des belles-filles enverraient valser leur belle-mère, pour vrai.
Pourquoi indiquer le conflit
Du fils et son père, de la fille et sa mère, et de la belle-fille et sa belle-mère,
Sans mentionner de conflit opposant un beau-fils et son beau-père ?
Peut-être que trois exemples suffisaient.
Peut-être qu’on manquait de papyrus.
Peut-être que la dynamique entre un beau-fils et son beau-père était assez connue pour ne pas sembler digne d’être mentionnée, comme exemple de conflit suscité dans les familles par l’arrivée de Jésus Christ.

En effet, qu’un homme s’oppose à celui qui épousera sa fille, c’est aussi concevable que l’interdiction formelle et absolue énoncée par PAUL à 1 CORINTHIANS 5:1 pour un fils de commettre avec sa belle-mère une immoralité sexuelle (soit le seul exemple donné d’immoralité sexuelle dans la Bible, exhaustivité à confirmer).

Lorsqu’il épouse la fille, le gendre devient pour les parents de sa femme, « comme leur fils ».
Qu’un beau-fils (aka gendre) et sa belle-mère entretiennent des rapports amoureux est assimilable à la situation par laquelle un fils entretiendrait des rapports amoureux avec la femme de son père, laquelle peut être sa mère ou sa belle-mère.
La rivalité potentielle entre un père et son gendre pouvait sembler consubstantielle à l’arrivée dans une famille d’un homme marié à la fille, non pas pour les yeux de la fille, mais potentiellement pour les bras de la mère.
[À VENIR – LE LAURÉAT]
[À VENIR – PEAU D’ÂNE]
En revanche, la rivalité potentielle entre une mère et sa belle-fille pouvait sembler anodine, si comme PAUL l’indiquait, le mari est celui qui doit quitter sa famille pour intégrer sa belle-famille, soit la famille de sa femme, que sa femme n’a pas eu à quitter, pour épouser son mari.
Si la mère du mari a du mal à se faire à l’idée que son fils est parti faire famille dans la famille de sa femme, elle peut retourner dans la Bible et tâcher de comprendre que son fils ne lui appartenait pas. Si la mère du fils devenu mari ne se fait toujours pas à l’idée, alors elle entretiendra à l’encontre de sa belle-fille, soit la femme que son fils a épousée, une rivalité relevant d’un paradoxe eu égard à l’ordre indiqué par PAUL, puis par LUKE et MATTHEW, quant aux rivalités familiales, suite au mariage des époux.
PAUL (EPHESIAN 5:31) :
Le fils devra quitter sa famille pour faire famille avec sa belle-famille, soit la famille de sa femme.
LUKE (LUKE 12:53) :
Des belles-mères se dresseront contre leurs belles-filles, et des belles-filles se dresseront contre leur belle-mère.
MATTHEW (MATTHEW 10:35) :
Des belles-filles se dresseront contre leur belle-mère.




Ruth précède Jésus Christ et son histoire est rapportée dans l’Ancien Testament.
Ruth montre le visage des femmes qui quittent leur famille et leur territoire pour faire famille avec la famille de leur époux, sur le territoire de leur époux.
Ruth fait famille avec sa belle-mère, et lorsque son mari décède, Ruth et sa belle-mère Naomi quittent le territoire sur lequel elles vivaient quand le fils de la belle-mère était encore en vie.
Ruth est veuve et pauvre.
Naomi, la belle-mère de Ruth, est veuve et pauvre.
Ruth et sa belle-mère Naomi sont toutes les deux veuves et pauvres.
Ruth aurait pu s’enfuir et laisser sa belle-mère en arrière.
La belle-mère de Ruth aurait pu la châtier et lui dire d’aller voir ailleurs si elle y était.
La belle-mère de Ruth aurait pu la supplier de ne pas « l’abandonner »
Et de « s’occuper » d’elle
Pour le restant de ses jours,
Par exemple en la logeant et en la nourrissant,
i.e. en allant chercher
De quoi se nourrir et quelque part où se loger,
Non seulement Ruth, mais Ruth et sa belle-mère Naomi à côté.
Deux fois plus d’ouvrage pour la belle-fille endeuillée ! Sa belle-mère aurait pu lui balancer
Que la belle-fille devait honneur et fidélité non seulement au mari,
Mais aussi à la mère du mari,
Quand bien même le mari était décédé.
Ce n’est pas ce que Naomi, la belle-mère de Ruth, a fait.

Naomi a prié Ruth de s’en aller, de retourner « d’où elle venait » pour « refaire sa vie »
Non pas car Naomi ressentait de la rivalité à l’encontre de Ruth.
Pas plus d’ailleurs car Naomi ne supportait pas Ruth, ou qu’elle voulait la voir partir.
Naomi a prié sa belle-fille de prendre soin d’elle avant de s’encombrer de sa belle-mère.
C’est à cet ordre de sa belle-mère que Ruth s’est opposée :
Plutôt mourir à ses côtés
Que de laisser sa belle-mère seule, en arrière, mourir « en paix ».
Ruth n’a pas écouté sa belle-mère Naomi, quand sa belle-mère faisait passer
Les intérêts de sa belle-fille avant les siens, i.e. en premier.
C’est pourquoi Naomi est la figure de la belle-mère divinement intentionnée
Et qu’elle a permis à Ruth de lui rendre la pareille, puisqu’elle aussi, elle l’adorait.





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Pour rendre hommage à la merveilleuse belle-mère qu'était Naomi
En parlant de sa belle-fille, Ruth, qui n'aurait pas eu un livre entier de la Bible
Lui étant consacré, s'il n'eût été de la merveille de belle-mère qu'elle avait
Offert gracieusement par SCM-SK