Parler consommation, sans lui montrer

Parler consommation, sans lui montrer

La face du cynisme,

Soit celle par laquelle l'ami.e, l'ado, la connaissance

Comprend qu'on se moque de, qu'on se fiche de, i.e. qu'on dismiss

Ses circonstances, sa réalité, i.e. les raisons qui poussent

Ou peuvent pousser à consommer.

Avant Néron, le précédant

Derrière Néron, le façonnant 

Y’avait sa mère et son expert, notamment

Chargés de lui inculquer le pourquoi du comment.

Tanné des médisances de sa daronne, Néron finit par la faire égorger.

Saoulé du cynisme de Sénèque et de ses prétentions infondées

Néron finit par décréter :

"C’est moi l’patron, allez donc tous et toutes péter !"

"Moi, chu un artiste, qu’on s’en rappelle, qu’on se le dise. 

La dynastie finit ici.

Je porterai le chapeau du dégénéré, à charge à l’Histoire de se rappeler :

Qui m’a précédé. Qui m’a façonné. Qui qui n’était là que pour profiter. 

Si c’est fini, moi j’dis tant pis !"

Néron, le gars qu’était là, qu’a fait de quoi, notamment du gros n’importe quoi.

Néron, le type qui est allé au bout de ses convictions, quitte à faire n'importe quoi.

Néron, un personnage dont les sages tâcheront de tirer et de garder, avec raison,

Au coeur et en tête l’intégralité des leçons,

Comme quand se posent les questions :

 

Du rôle des experts ;

De l’influence de la mère ;

De la prescription ou non de somnifères...

 

Lesquelles questions reviennent souvent sur le tapis, i.e. quand on le soulève pour voir tout ce qui en-dessous du tapis avait été enfui, parfois depuis ben des générations, quand vient le temps, notamment, de parler de consommation, et du pourquoi du comment qu'on fait de quoi, comme de quoi qu'on devrait pas, quand on sait ben que c'est polisson, mais qu'on laisse quand-même traîner nos ordures sur le gazon.

Correspondances rendues publiques

Histoire de "faire tourner" sans "inciter"

 

2 juillet 2026 :

Salut Richard,

J'espère que tu vas bien et que ton invitation à garder la porte ouverte à des communications futures est toujours d'actualité.

Parfois, on dit qu'on aura toujours le goût de jaser, et parfois, on dit que c'est pas vrai, alors je préfère vérifier en commençant par m'assurer qu'on est bien sur la même longueur d'ondes quant à l'interprétation du paragraphe du milieu de ton courriel précédent.

J'ai pensé à quoi te répondre par-ci par-là aujourd'hui, puis j'ai entendu cette chanson et je me suis dit :
That's the topic I'd like to get Richard's input on !


Voilà comment j'interprète cette chanson, et ce que j'aimerais faire de cette interprétation.

Quand un ami a un problème de consommation, qu'on partage avec lui, on peut se demander où commence le risque propre à cet ami, dans sa consommation, et notre responsabilité, en tant qu'ami, d'être à ses côtés, non pas pour l'encourager, mais pour l'épauler.

Facile à dire, pas facile à faire, pour n'importe quel ami, mais aussi, pour celle ou celui qui a un problème de consommation aussi.

Deux problèmes valent mieux qu'un car en partageant leurs démons comme leurs perspectives, les deux amis, ensemble, peuvent comprendre comment s'aider, soi-même, et l'autre, comme soi-même. 

C'est comme une thérapie de groupe, autour d'un sujet commun, en l'espèce : 

Zaho demande : pourquoi tu fais ça, mon ami ? 

Question qui taraude Zaho et la fait créer, puisqu'elle n'est pas qu'une amie qui consomme (peut-être) elle aussi, elle est une artiste qui transforme sa peine en art, en l'occurrence en chanson.

Ainsi, Zaho s'inquiète pour son ami, mais elle s'inquiète (peut-être) pour elle aussi. 

Dès lors, Zaho pense à la fois à son ami et à sa propre situation pour se poser la question : 

Pourquoi on fait ça, mon ami ?

En se posant la question ainsi, en la prenant par deux paires de cornes plutôt qu'une, Zaho entrevoit des avenues d'explications, lesquelles se transforment, dans sa chanson, en d'infinies possibilités, non seulement de ne plus consommer de quoi dont on pourrait faire une overdose, mais aussi de prendre conscience du fait qu'on peut facilement être tenté de se réfugier dans la consommation quand on cherche à planner, alors que l'amitié peut aider, surtout côte à côte, de visu, en personne, par l'échange et la transmission de sagesses et de tendresse dénuée d'élans amoureux, soit le coeur de l'amitié.

En effet, l'amitié est utile à la guérison, sans avoir à en faire un plat, mais plutôt simplement pour tenter de comprendre, ensemble, pourquoi on fait ça et ce qu'on pourrait faire de différent, notamment pour planner ensemble sans sombrer dans des problèmes de consommation.

C'est une interprétation que je fais du pouvoir de l'art à travers cette chanson, et j'en ferai certainement d'autres analyses suivies de publications sur ce que tu appelles "la boutique" et j'ai pensé à notre conversation en l'entendant, car vois-tu, Richard, tu n'es pas le premier à m'écrire de jolies choses et à me dire que "la porte reste ouverte".

Je t'écris ceci après avoir tranquilement, en l'espace de 3-4 heures, pris 3-4 pofs de cannabis, ce qui ne serait pas de quoi affoler, puisque je suis majeure et vaccinée, que mon cerveau a passé le pic de la création synaptique (i.e. il a passé l'adolescence et le début de ma vingtaine d'années, faq mon cerveau a eu le temps de pousser, et je n'ai pas consommé de THC avant d'avoir passé le début de ma vingtaine d'années, et je ne recommande pas de consommer de THC avant d'avoir donné à son cerveau la chance de pousser), que le cannabis que je consomme me provient d'un dispensaire réglementé, où on contrôle la qualité (notamment pour éviter les mélanges avec des substances dont on pourrait faire une overdose) et où le gourvernement a posé un encadrement affirmant que j'étais en droit d'acheter et de consommer, que je reste à soir encabannée, m'engage à ne pas tenter de faire du popcorn pour ne pas risquer de brûler la cabane, ne cours aucun risque d'overdose ou de cirrhose ou d'autres choses, après une telle dose de THC et compagnie en autant de temps, mais je sais pourquoi je consomme, et c'est en grande partie pour oublier la peine des portes "ouvertes" qui finalement m'ont "claqué au nez" ou alors, plus difficiles encore à digérer, se sont fermées à double tour quand j'avais le dos tourné, m'en allant gaiment dans la vie, sans THC, convaincue que je pouvais garder l'assurance d'une porte ouverte, innocente quant au fait qu'en fait, la porte avait été fermée.

Quand j'y pense me vient un sentiment de tristesse absolue, comme si j'avais dû me protéger et ne jamais me faire à l'idée qu'une si belle porte serait, en effet, à jamais entrouverte pour me permettre de rentrer, quand mettons je serais fâtiguée, et que j'aurais bien besoin d'avoir le sentiment d'être "parmi les miens".

Comme tel n'est pas le cas pour moi ce soir, et puisqu'une lourde porte m'a guillotinée aujourd'hui en matinée, je préfère prendre quelques pofs à soir que de sombrer dans la tristesse qui m'envahit quand je regarde ma vie et toutes ces portes fermées.


Toi, t'en dirais quoi ?

C'est-tu ce genre de discussions et d'échanges d'idées que tu avais en tête ?

La porte est-elle encore ouverte ?

Chu-tu invitée ?

En te souhaitant une magnifique soirée,

SK

[Réponse de Richard faisant l'effet d'une douche tiède qui dit
"je te comprends" et "je te remercie" mais aussi
"ne parlons pas de sentiments" suivi de "SVP, merci."]

3 juillet 2026 :

Richard,

La porte qui m’a guillotinée hier m’aurait permis d’aller chercher du financement de recherche plutôt que de devoir tenter de monétiser mes écrits, de prétendre prendre part à des cercles de discussions à titre de chercheuse plutôt qu’enquiquineuse, et d’acquérir des outils de recherche pour peaufiner mes méthodes d’analyse plutôt que risquer de tomber dans la démagogie.

C’est une porte monumentale qui s’est fermée.

Elle s’est fermée dans une violence telle que l’analogie qui m’est venue est celle de la façon dont les Français ont choisi de se débarrasser en répondant par la haine aux abus des privilèges.

Les gens qui me connaissent me disent de m’inscrire au chômage pour gagner des soussous et d’aller voir un psy pour parler de mes bobos.

Les gens qui me connaissent ne lisent pas mes écrits, lesquels font pourtant d’une pierre deux coups en étant plus cathartiques qu’une séance avec un psy tout en leur permettant de me comprendre et me permettant de me relire pour me comprendre en m’écoutant (i.e. en me relisant) aussi.

Pour celles et ceux qui me lisent, certain.es m'ont signifié que la peur de ne pas “être à la hauteur” notamment en “n’écrivant pas aussi bien”, i.e. en ne formulant pas "correctement" leurs intentions et leurs pensées, les maintient dans un silence qui renforce la dynamique que j’ai pris la peine et le temps de t’écrire hier.

Parler boutique pour parler mission, diffusion, financement, et traiter ma réponse d’hier de personnelle à partager avec les proches et pas les inconnus, c’est du même ordre que de répondre à la serveuse d’un mom and pop shop que ses patates ne sont rien que des patates et qu’elle n’a aucun amour, aucune fierté, aucun sens à tirer et distribuer dans une assiette de patates, et terminer en demandant l’addition, SVP. 

Quitte à prendre le risque d’être celle dont on dira que par la “violence” de mes mots j’ai “à nouveau” fermé une porte de communication à parler de “trucs perso” au “travail”, je me permets de te souhaiter une belle journée que je t’espère pleine de sens, sans tracas de distribution, et doux comme l’assurance d’un frigo bien rempli, peu importe tes écrits.

Prends soin de toi,
SK
Άμα δεις τα παιδιά πες ένα γεια πριν αρχίσουν τελειώσανε όλα
Δε θα ψάξει κανείς ούτε οι γονείς εγώ ήρθα και φεύγω αφανής
Άμα δεις τα παιδιά πες ένα γεια γιατί ο κόσμος δεν ήταν για μένα
Ήταν πόρτες κλειστές και δικαστές
Ήταν κρύο βροχή μια σκληρή εποχή που κανείς τους δεν είχε ψυχή 
Άμα δεις τα παιδιά, πες τους μόνο ένα γεια από κάποιον που ήτανε μόνος
Είχε κάτι να πει, μα σ’ αυτή τη σιωπή δεν υπήρξε γι’ αυτόν λίγος χρόνος



Au sein d’un couple,

Il y a plusieurs façons de se délier.

 

Deux de ces façons consistent :

À signifier à l’autre que tout le reste est plus important que l’autre ;

ET/OU

À réaliser que rien de ce qu’on fait ne sera jamais suffisant/satisfaisant/assez pour l’autre.

 

La réciproque vient souvent de paire, notamment :

 

Lorsqu’elle considère qu’il lui signifie que tout le reste

Est pour lui plus important qu’elle, i.e. qu’elle n’est pas première à ses yeux à lui,

ET/OU

Qu’il a le sentiment que peu importe ce qu’il dit, ce qu’il pense, ce qu’il fait,

Il ne sera jamais assez pour elle.

 

Lorsqu’un couple harmonieux se délie,

C’est une mission pour le Saint-Esprit !

Que ni-ni, semble répondre le Saint-Esprit !

 

C’est une des raisons pour lesquelles (potentiellement)

Le Saint-Esprit descend (tout naturellement)

Sur les artistes pansant

Les piques (compréhensibles) de leur rose volcanique.

 

« Évitez les malentendus, par pitié ! »

C’est (peut-être) ce que le Saint-Esprit semble implorer.

 

Elle savait que lorsqu’il partait,

Il risquait de ne pas revenir.

 

Elle savait que lorsqu’il partait, il risquait d’en mourir.

Elle savait que lorsqu’il partait, il n’en tenait à rien pour en finir

De sa vie à lui, parti protéger, défendre et découvrir.

 

À chaque départ, elle le voit ne pas revenir.

Elle doit faire le deuil de son époux, à chaque fois qu’il doit partir.

Elle se fait coquette, car elle ne peut toujours pas revenir

 

Du fait qu’Antoine de Saint-Exupéry

L’aime elle, rien qu’elle, pour vrai, et qu’il est son mari !

 

Il lui écrit un livre sous forme de poésie avec quelques dessins.

Il et elle savent bien qu’il y a dans son geste une forme de poésie.

Elle comprend bien qu’il doit être parti, et qu’une fois qu'il est parti

 

Il ne pense qu’à revenir auprès de sa rose volcanique.

 

Après sa disparition, elle a eu 35 années à se rappeler

Que c’était elle pour lui et lui pour elle, pour l’éternité.

 

Depuis qu’il l’avait charmée, elle le voyait passer, pendant 48 années,

Au-dessus d’elle, avec tous les avions et les oiseaux qu’elle admirait

 

En pensant à son prince, envolé.

 

On n’a jamais retrouvé son corps, comme il l’avait annoncé.

Elle savait qu’elle pouvait regarder un ciel étoilé

Pour s’émerveiller du fait qu’il veillait sur elle et l’attendait.

Elle avait divorcé (avant lui) puis avait été gratifiée

 

De 13 années officielles auprès de son explorateur princier.

 

6 avril 1943 (date de parution)

–

 31 juillet 1944 (date officielle de disparition)  

=

16 mois durant lesquels le monde qui l’entourait

Lui demandait :

 

« C’tu vrai ? »

 

(Ce qui pouvait tant l’aider que l’énerver, qui sait ?

Elle seule sait.)

Dieu merci, Dieu ne voulait pas voir infligé

Sur le cœur de la Muse cardinale

D’Antoine de Saint-Exupéry (s’il-vous-plaît !)

La douleur d’un aurevoir insoutenable :

 

Celui par lequel, parfois, la rose a tant de peine

Qu’elle le laissera partir triste & fâché,

Plutôt que de l’embrasser.

 

Alors, Dieu a envoyé le Saint-Esprit

Dans le cœur d’Antoine de Saint-Exupéry

Lorsqu’il était loin de sa rose volcanique,

Et qu’il s’occupait, mettons, d’la mécanique.

 

À force de ressasser ses disputes avec sa rose

Volcanique,

 

Notamment, pendant qu’il réparait son avion,

Et que, mettons, il s’acharnait sur un boulon,

Antoine de Saint-Exupéry

Avait fini par « penser » aux p’tites piques

Qu’il renverrait volontiers à sa rose volcanique,

 

Avec ses belles épines et ses pétales ébouriffés,

Pour reprendre du terrain dans leurs pourparlers.

 

Une fois disparu, Dieu n’a pas non plus

Oublié de garder les liens sacrés

Qui entouraient la famille de Saint-Exupéry,

Auprès de laquelle Dieu était déjà intervenu,

 

Par la voie du Saint-Esprit allégeant,

Le cœur d’Antoine et de sa maman

(notamment)

Lorsqu’à seulement 29 ans

 

La mère d’Antoine perdait son mari, brusquement,

Alors qu’Antoine n’avait que 4 ans.

 

Par la voie du Saint-Esprit,

Dieu avait gardé réunis

Antoine de Saint-Exupéry et sa maman (Marie de Saint-Exupéry)

 Ce faisait préparant la mère à soutenir adéquatement la femme de feu son fils,

Évitant, notamment, qu’à la disparition d’Antoine de Saint-Exupéry

La mère et la femme ne se disputent la mémoire de feu le fils devenu feu le mari.

 

Que ni-ni !

 

Dieu merci, Dieu ne voulait pas voir infligée

Sur le cœur de la Muse cardinale

D’Antoine de Saint-Exupéry (s’il-vous-plaît !)

La douleur d’une dispute insoutenable :

 

Celle par laquelle, parfois, la rose a tant de peine

Qu’elle se chicane avec le reste de la famille de l’être aimé,

Qui (parfois) reproche à la rose d’avoir accaparé

La vie et l’esprit d’une personne disparue dont elle était aimée.

 

Que ni-ni !

 

La mère et la femme s’adoraient.

La mère et la femme croyaient

Au même Dieu, en plus d’adorer

Sous des angles différents et complémentaires celui que la mère

Avait élevé pour qu’il devienne :

 

ANTOINE DE SAINT-EXUPÉRY.

 

La mère et la femme (qui était sa belle-fille) endeuillées ont pu partager

Le temps et l’espace nécessaire à la diffusion (des manifestations du Saint-Esprit)

De la mémoire et des écrits du fils devenu mari

Disparu à jamais, resté pour toujours : Antoine de Saint-Exupéry…

 


***
Une référence historique
&
Une référence culturelle
&
Un extrait de correspondance semi professionnelle, semi personnelle
&
Un référence culturelle grecque : à notre santé = message personnel
&
Une référence journalistique, semi personnelle
&
Une référence historique, culturelle, professionnelle et spirituelle
D'un être ayant su passer outre le mépris qui l'entourait
&
Une référence historique, culturelle, professionnelle et spirituelle
D'application concrète de liens navigant
Des orages et des eaux troubles sans pour autant
Ni ne se délier, ni ne sombrer dans le cynisme, même malencontreusement.

Pour aider à parler consommation, sans lui montrer la face du cynisme.

 

Signé :

🌻 Savato Kiriako 🌻

 💘


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