Un an après, il a trouvé et activé la fonctionnalité
Le délai pourrait sembler raisonnable, pour du monde placé dans d’autres conditions
Mais dans son cas à lui, ce délai met son argument principal à mal : c’est ben trop long !
Il le sait. Il fait comme si. C’est broche à foin, son affaire, pas peu près. C’est lui le patron
On fait comme il veut, quand il le dit. S’il le décide, on s’exécute, alors il trouvera une façon
De persister à chercher des motifs pour faire à croire qu’il ne l’aime pas. Il joue au polisson
Qui aime le fait qu’elle l’aime et encore plus le fait qu’il peut faire penser, comme d’adon
L’inverse de ce qui saute au visage, soit ce qu’on tient pour évident, quand il est question
De ce qu’elle incarne à ses yeux, de ce qu’elle représente pour lui, de l’étendue de son affection.
Il veut garder son jardin secret, tout en s’assurant qu’elle y reste, alors il fait attention
À ses faits et gestes, à elle, qui n’en fait qu’à sa tête, qui se passe effrontément de ses leçons
Ce qui l’horripile, certes, mais ce qui contribue aussi à enflammer son cœur et sa raison
Car elle persiste à ne pas signer ses courriers, à ne pas dire qui il est, dans ses communications
Ce qui l’empêche, in fine, d’être celui des deux qui peut affirmer non pas seulement tenir le bâton
Mais sous plus d’un angle être la partie dont on s’entendrait à dire qu’elle porte le pantalon.

On ne change pas, même quand on évolue
On ne peut jamais s’égarer loin des sentiers battus
On ne peut vraiment oublier, ce que l’on a connu
« Sous la couronne un regard, une arrogance, un trait
D’un prince ou d’un valet ».
Il cherche une figure d’autorité à même d’être respectée.
Il ne semble rencontrer que du monde prêt à en abuser.
Il se rebelle, comme s’il était là pour chahuter et pour causer :
Le chaos, la chicane, la discorde
Alors qu’il se sait valet cherchant la miséricorde
Il prend le blâme avant qu’on ne lui ait demandé
Il sait qu’il sera toujours le premier à se faire expulser
Il n’en retire aucune fierté, il ne s’est jamais considéré comme un martyr
Quand il était enfant, on le réprimandait pour avoir osé rigoler, et même fait pire :
Pour avoir cherché à amuser la galerie, en défiant l’autorité, c’est ce qu’on écrivait
Dans son carnet, dans ses bulletins, dans ses évaluations : ce garçon était polisson
Aux dires de celles et ceux dont la classe entière se moquait, pendant la récré
Qui prenaient ses fous-rires, pourtant unrelated, comme la marque de son irrespect
Incapable de s’arrêter de ricaner, quand l’envie lui prenait, il était le trublion
Celui sur qui tombait le couperet quand la classe se permettait
De rigoler
Ne trouvant aucune figure d’autorité à même de se regarder
Dans l’incrédulité de celles et ceux statutairement placés
En dessous, pour écouter et faire comme il était demandé
Qui relevaient les aberrations, notamment dans l’espoir d’y remédier
Qui s’extasiaient parfois d’un mot, d’une lettre, d’une forme, d’un signe, d’une affaire, remarquée
Dans le livre qu’il s’agissait d’étudier, par la fenêtre d’où il ne fallait pas regarder
Dans des histoires appartenant aux couloirs, à la cafétéria et à la cour de récré
Ayant eu le malheur de générer un rire au sein de la classe, subordonnée
Il avait fini par être étiqueté : indomptable, incapable de se soumettre à l’autorité
Quand tout ce qu’il cherchait, c’était une princesse digne d’être vénérée
C’est-à-dire :
Une femme placée en position d’autorité, usant des pouvoirs lui étant conférés
Dans la grâce, la sagesse, et l’humilité
Pour pouvoir déposer à ses pieds, tout ce qu’il avait, soit l’arsenal avec lequel il savait riposter

Il cherche une figure prête à tout donner pour le protéger.
Il ne semble rencontrer que du monde prêt à grapiller.
Il se plie, comme s’il était là pour s’effacer et pour laisser :
Le spotlight, le micro, la corde
Alors qu’il se sait prince cherchant à exercer sa miséricorde
Il prend le blâme avant qu’on ne lui ait demandé
Il croit qu’il sera toujours le dernier à se faire remarquer
Il n’en retire aucune fierté, il ne s’est jamais considéré ni comme un martyr ni comme un gars en or
Quand il était enfant, on le félicitait, d’avoir tout fait comme il fallait, et même plus encore :
D’avoir eu la modestie de rendre à César ce qui n’appartenait pas à César, c’est ce qu’on aimait
De ce garçon, si doué, bien élevé, qui ne semblait jamais chercher à récolter le moindre laurier
De ce garçon, pourtant taillé à la mesure de ses ambitions, qui ne demandait aucune félicitation
De ce garçon, qui n’interrompait jamais celles et ceux qui répétaient des inepties dont il savait
Qu’elles étaient risibles, qui se permettaient des comportements indécents, dont il se disait
Qu’il n’était pas là pour juger, que dès lors il se passait d’opinion et de commentaire, il préférait
User de son temps et de son énergie à aider, plutôt qu’à se mêler des affaires qui l’insupportaient
Vivre et laisser vivre
Il ne voulait pas trancher. Qu’on lui fiche la paix, c’est ce qu’il demandait
Il se confortait ainsi dans l’idée que sa contribution était limitée
À un rôle en retrait, pour ne jamais déranger.
Il choisissait dès lors les efforts qu’il pouvait déployer, quand ça adonnait
Sans avoir à risquer de se tromper et de tout faire dérailler.
Il n’était qu’un pion, sur le grand échiquier. Il le savait et s’en contentait
Il montrait ses cartes avant de jouer, pour qu’on sache la menace qu’il représentait
Il avait fini par être étiqueté : inoffensif, désintéressé par l’exercice d’un pouvoir d’autorité
Quand tout ce qu’il méritait, c’était d’avoir sous sa gouverne des valets
Par centaine de milliers, prêts pour lui à tout sacrifier
C’est-à-dire :
Des personnes placées sous son autorité, exacerbant les pouvoirs lui étant conférés
Dans la grâce, la sagesse, et l’humilité
Vivant pour protéger sa personne, ses intérêts, et la vie de celles et ceux qui, comme ses valets
Le respectaient et l’adoraient, sous ses airs princiers.

Si j’ai un problème avec toi, tu vas l’savoir.
Il l’avait annoncé avec fermeté, en usant des gestes et de la voix qui la faisaient chavirer
Elle repensait à cette phrase qu’elle vénérait : si pleine de sens, si loin d’être compliquée
Qui semblait justifier tout ce qu’elle avait tâché de faire, dans l’espoir d’être remarquée
Par lui.
Elle revoyait son air. Elle remémorait ses mouvements :
Ceux qu’il faisait avec sa tête et ses mains, notamment.
Elle le revoyait en face d’elle, l’air confiant, déclarant
Fermement,
Qu’il n’avait pas de problème avec elle, tant qu’il ne lui en faisait pas savoir
Autrement.
C’était un blanc-seing, une carte blanche, et une invitation.
Les trois en même temps.
L’espace d’un moment, tranquillement et sûrement
Elle y allait « à tâtons », i.e. elle tâtonnait doucement
Le terrain face à lui et autour de lui, pour se faire remarquer
Par lui.
Pendant tout ce temps, qui dura un certain temps, elle concluait de son absence de réaction
Soit, qu’elle n’avait pas réussi à capter son attention (i.e. à se faire remarquer par lui)
Soit, qu’elle n’avait rien fait qui vaille qu’il lui fasse savoir qu’il avait un problème avec ceci
Ou cela, qu’elle avait tenté, en s’essayant à faire de quoi, pour capter son attention.
Il ne se manifestait pas pour lui signifier son souhait de la voir arrêter
De faire ce avec quoi il avait un problème.
Dès lors, il n’avait aucun problème avec ce qu’elle avait fait qui était remonté
Jusqu’à lui, via son attention.
Le temps passé à y aller à tâtons avait fini par l’enorgueillir assez
Pour qu’elle se permette d’entreprendre, i.e. d’essayer de faire,
Des affaires avec lesquelles il avait un problème.
Il lui signala alors de diverses façons, les aspects qu’il n’avait pas aimés, et les options
Qu’il retirait de la carte blanche, i.e. pour lesquelles elle n’avait pas son blanc-seing
Soient les affaires pour lesquelles le fait qu’elle s’essaie, pour capter son attention
Sans invitation,
Semblait poser problème au patron.
Elle entendait les signaux qu’elle percevait comme « venant du patron »
Et relevait les contradictions.
Par exemple,
Elle s’arrêtait pour les décortiquer sur les contradictions du patron
Quand elle repensait à lui face à elle lui donnant carte blanche sur invitation
Et toutes les affaires qu’elle s’était permise de faire depuis cette invitation, à tâtons
Pour lesquelles elle n’avait, croyait-elle, pas réussi à capter l’attention du patron
Puisqu’elle n’avait pas eu de retour de sa part, comme mettons, des félicitations
Alors pourtant qu’elle s’était donnée à fond
Dans l’espoir d’être remarquée par le patron
Qu’elle y allait plutôt mollo, i.e. sans klaxon
Qu’elle était plutôt fière de ses décisions
Et qu’elle n’était plus certaine de comprendre pour lesquelles de ses affaires
Le patron disait : Non.
Elle avait tenté de l’attirer, notamment en essayant de capter son attention
Depuis tant de temps, de tant de façons
Qu’elle ne savait plus ce qu’elle avait fait, car l’eau avait eu le temps de couler sous les ponts
Entre le blanc-seing qu’il lui avait tendu, avec son invitation
Et le premier des signaux qu’elle avait perçu, du patron disant : Non.
Entre le blanc-seing et le Non., elle avait eu le temps de tâtonner tout autour du patron.
Elle lui avait sorti toute une parade, cré non de non !
Plus étoffée que celle d’un dindon,
Plus versatile qu’un cornichon,
Plus constructive qu’un bâton.
Elle ne voyait pas quelle partie de sa performance n’avait pas plu au patron.
Elle avait enregistré les mouvements que le patron exécutait lorsqu’il appréciait ce qu’elle faisait.
Avant de recevoir son invitation, et de se mettre à y aller à tâtons,
Elle avait cherché à intéresser le patron
Elle lui avait posé toutes sortes de questions
Pour l’aider à « penser comme le patron »
Et elle avait été enchantée par les réponses du patron
Plus le patron répondait à ses questions
Plus elle posait d’autres questions au patron
En déballant de nouvelles tranches de sa vie, i.e.
En offrant au patron des mises en situation
Sur ce qu’elle faisait de sa vie, pour avoir sa vision
Soit son point de vue, ses recommandations
En réponse aux questions qui découlaient de ses mises en situation
C’était à faire ce qu’elle savait faire, face à lui, soit parler d’elle sans contrefaçon,
Qu’il avait fini par lui dire : « Bon ! »
« Sois toi avec moi, car j’aime ça. Si un jour tu fais de quoi que j’aime pas, m’a te l’faire savoir : Tu sauras ! »
Soit, une autre façon de dire qu’elle avait carte blanche pour tenter de le séduire, i.e. d’attirer
Son attention à lui, sur elle, jusqu’à ce qu’il finisse par dire : Non.

***
Pour donner à l'un des vers les plus puissants, s'il en est
De Jean-Jacques Goldman à Céline Dion, la vénérée
« Sous la couronne un regard, une arrogance, un trait
D’un prince ou d’un valet ».
Du contexte, des détails, des insinuations, entourant les questions
Des regards
Des arrogances
Des traits
De divers délais, comme celui courant depuis le 16 juillet
Tout en rendant hommage, pour saluer non seulement son courage
Mais aussi sa détermination, et la remercier notamment de ses chansons
À Coeur de Pirate, qui sait mettre des mots sur bien des maux
Et concocter des airs enchantant dépassant les "grands airs"
Que prennent parfois les prétendant.es cherchant à impressionner
Ou "rendre fier" le patron
Signé :
🌻 Savato Kiriako 🌻
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