Entre la plénitude et la puissance, elle pouvait choisir la jouissance

Entre la plénitude et la puissance, elle pouvait choisir la jouissance

Qu’elle souhaitait ressentir, avec ou sans lui ;

Qu’elle souhaitait exprimer, pour elle ou pour lui ;

Qu’elle souhaitait vivre et revivre, même après lui.

 

Ce constat n’avait eu de cesse de fâcher

Celui qui ne désirait jouir que pour ressentir

Un élan de puissance sur elle, avec ou sans elle ;

Un sentiment de plénitude, par son ricochet à elle ;

Une conviction absolue qu’il était au-dessus d’elle.

 

Depuis qu’Il avait créé la femme,

Dieu constatait qu’en règle générale, l’homme

N’avait de cesse de croire en sa supériorité

À commencer par ce qu’il ressentait grâce à la femme « aimée ».

Pour rappeler l’homme à l’ordre et à l’humilité

Il lui avait offert la prostate : qu’il puisse « lui aussi » se prosterner.

 

À ceux qui jouaient de la prostate, Dieu avait précisé :

Tu es taillé parfaitement, rien dans ton corps n’est à corriger.

Si tu aimes ce que tu ressens, pas besoin de t’en priver,

 

SI ET SEULEMENT SI jamais tu ne te permets d’affirmer

Que tu te passeras de l’âme de la femme pour procréer ;

Que l’union de deux corps qui s’aiment n’est pas sacrée ;

« Qu’un trou, c’t’un trou », i.e. des patentes criant l’irrespect.

 

AU DEMEURANT, si tu n’avais toujours pas compris l’idée :

Dans tous les plaisirs, comme ceux de la chair, se modérer,

Et apprendre à se retenir, soi-même, à un moment donné,

Pour comprendre, notamment, les limites de la liberté,

Et jouir des plaisirs, avec gaité, sans finir par en abuser,

C’est de l’ordre de tes capacités, puisque Dieu t’a créé

À son image, vers laquelle tu peux tendre et espérer

Apprendre à te connaître et te cerner, dans l’humilité.

 

Lui ne veut pas se voir,

Elle ne veut pas s’entendre.

Ça fait partie de leurs histoires,

Il va falloir apprendre.

 

Elle cachera le son, sans pour autant le priver des sensations.

Ses chants font partie intégrante de ce qu’il espère ressentir :

L’entendre lui fait de quoi, pas peu près, si ce n’est

D’avantage que ce que la chair peut lui procurer.

 

Pour elle, l’entendre lui fait de quoi aussi mais ne lui fait pas autant d’effet

Que l’idée de pouvoir le regarder et d’être à-même de l’admirer.

Malheureusement pour elle, il ne veut pas se regarder,

i.e. ça le coincera de se voir, i.e. il voudra de l’obscurité.

 

Elle devra apprendre à l’apercevoir furtivement, pour s’en faire une idée,

Puis le voir, même dans le noir, par le sens du toucher.

Si elle ne veut ni se voir, ni s’entendre, elle devra apprendre à s’imaginer

Avec lui, tout en étant sans lui, et voir l’effet que ça lui fait.

 

Si elle ne lui chante pas les gradations de ce qu’elle aime, il pensera

Qu’elle n’aime pas ce qu’il s’affaire à faire. Si elle le prive aussi de la vue,

Elle lui hôte accès aux indices visuels, de ce qu’elle aime ou n’aime pas.

En plus des indices auditifs et visuels, elle le prive de l’accès à la vue

 

De tout ce qu’il a envie d’admirer : celle qu’il aime remerciant le sacré.

 

Avec le corps dont il a hérité, l’homme trip ben plus en écoutant

Et en admirant, qu’en s’appliquant à toutes sortes de frottements.

 

Sa mécanique étant des deux la plus rudimentaire

L’énigme qu’il tente de déchiffrer quant à ce que ressent l’être aimé

Lui donnera peut-être les clés de leurs mystères.

Pourquoi est-ce lui pour elle ? Son objectif est de le lui démontrer.

 

***

 

Pour distinguer entre arriver et arriver à se prosterner.


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Signé :

🌻 Savato Kiriako 🌻

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