De l’ascendance du maître et des opportunités présentées par les trahisons du maître

De l’ascendance du maître et des opportunités présentées par les trahisons du maître

Comme Aristote et Platon avant eux

Hannah Arendt a connu Martin Heidegger étudiante.

C'est d'adon !

 

 

Elle en est tombée éperdument amoureuse.

Parait qu’il faisait tout un effet à une crowd.

Parait qu’elle était pas mal hot elle aussi.

 

Ils se sont aimés toute leur vie, alors pourtant qu’ils se sont séparés

Et qu’entre-autres trahisons, il la traitait un peu comme d’la chnoute

Quand ils se fréquentaient. Genre il se faisait attendre pis toute.

 

 

Anyway, parait qu’après n’avoir pas fait grand-chose pour que ça marche,

En d’autres termes, après avoir laissé partir Hannah Arendt,

Qu’il n’a pas su aimer en retour,

Le gars y’est d’venu nazi.

Faq bon,

On peut dire, objectivement, sans prendre parti

Que Heidegger a mal aimé Hannah Arendt,

Mais qu’heureusement qu’elle l’a eu !

 

 

Et surtout

Une chance qu’elle l’a rencontré en position d’infériorité !

 

 

Puisqu’elle était statutairement en-dessous, elle a pu lui vouer un culte phénoménal !

Lui permettant, notamment, de désirer comprendre sa pensée, de saisir ses sensibilités

Et de l’aimer, tout simplement, entièrement, comme il était, le mieux qu’il a pu, on dirait

 

En tout cas, c’est le message qu’on pourrait se permettre de déduire du fait qu’Hannah Arendt

A eu la sagesse de garder à cœur l’humanité du bourreau, puisqu’elle aimait éperdument

Un homme complexe et sensible lui aussi, mais un homme bien moins libre qu’elle, finalement

Puisqu’Hannah Arendt avait le luxe d’être sur la route et en aventure une grande partie de sa vie

Elle était faite pour la marge et le courage de dénoncer l’ineffable :

 

Le pire est dans le banal.

 

 

Alors que son amant avait un rôle à jouer en-dedans.

Il devait rester audible pour les parties qu’il pouvait influencer.

L’une et l’autre n’avaient pas le même rôle à jouer.

 

On peut se risquer à conjecturer en affirmant qu’il est fort probable que Martin Heidegger se soit couché chaque soir en repensant au souvenir de celle qu’il aimait en retour, quoi qu’un peu n’importe comment, et qu’en étant incapable de l’oublier, car Hannah Arendt était toute une femme, pas juste toute une étudiante, et évidemment, s'il fallait le préciser, elle était genre son étudiante rêvée, que dès lors Martin Heidegger a dû repenser à elle à chaque fois qu’il entendait de quoi ou se sentait éprouver des sentiments contraires à ce qu’il savait pertinemment qu’Hannah Arendt méritait.

Puisqu’il l’aimait certainement, son souvenir devait le peser, puisqu’après son rejet, à lui, elle s’est enfuie, loin de lui, et elle a non seulement refait sa vie, mais elle s’est surtout élevée beaucoup plus haut qu’elle n’aurait pu, intellectuellement et spirituellement, 

 

Si elle était restée plus longtemps à idolâtrer son amant.

 

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