"C'est d'adon" : Constater le worst case scenario, s'en réjouir, sortir la tête de l'eau
Technique de riposte au worst case scenario
en s'en réjouissant,
afin de sortir la tête de l'eau
C'est d'adon, on imaginera des ripostes au worst case scenario, pour s'en sortir plutôt que de se laisser tirer par lui vers le fond, ce faisant apprenant à se réjouir de la situation, et tranquilement, mais sûrement, sortir la tête de l'eau.
Quid des situations inextricables, pour lesquelles on ne peut percevoir que le désespoir, i.e. lorsqu'il ne semble plus rester la moindre solution : aucune issue, aucune façon de s'en sortir, aucune raison de réparer, aucun scenario qui se termine par "Yay !" ?
Comment savoir si on se trompe ? Comment savoir si on va tomber dans un puits sans fond ? Comment garder la foi ?
Au pire aller, on peut toujours poser des questions, même au fin fond d'une caverne, alors pourquoi s'empêcher d'en poser, face au worst case scenario ?

Prenont l'exemple de la petite mort.
Mort symbolique, elle recentre l'homme et la femme au milieu du profane. Un avant-goût de paradis. Un apéro, comme on dit. Un amuse-bouche. La petite mort fait entrevoir, sans pour autant permettre d'accéder. Le nirvana, c'est pour après. Tant qu'il y a de la vie, ne jamais l'oublier.
Pour les hommes : une petite mort, et c'est fini. Besoin de s'en remettre, de se retirer, de se reposer, avant de pouvoir remettre ça, ou même penser à remettre ça. Le coup est parti. Le trait est tiré. J'ai plus rien à donner. Je suis vidé. Je suis fichu. Fiche-moi la paix, pis commence pas à suplier, j'ai besoin d'air, lâche-moi, s'teuplé.
Pour les femmes : une petite mort, ce n'est que le début de la fin. Capable d'en prendre, d'en reprendre, de remettre ça, jusqu'à l'épuisement total et absolu, lequel n'est pas imminent, ce qui peut rendre le monde fru. Es-tu venue ? Es-tu arrivée ? On l'sait-tu ? Je crois que oui, mais je ne sais plus. J'en ai perdu tous mes repères. J'en pleure et je n'en suis pas fière. Fais-moi la paix, pis me fais pas prier, pars pas, s'teuplé.
Leur worst case scenario face à leurs petites morts ? L'impossibilité de se retrouver.
Lui sait ce qu'il veut, c'est pas ben compliqué. Il va drette au but. Pourquoi prendre des chemins de traverse ? Pourquoi faire des détours ? Pourquoi attendre ? Sa petite mort, il la connait. Il n'a pas attendu de la découvrir pour être drette : dans sa tête, dans ses bottes, dans ses bobettes. La petite mort, il sait. Sa petite mort, il la connait.
Entre deux hommes, poussé à son paroxysme, ce raisonnement en amènera certains à concevoir les glory holes. "C'est pas ben compliqué", i.e. c'est aussi simple qu'un trou dans un mur.
Sa mécanique à lui : potentiellement rudimentaire, i.e. pas ben compliquée.
Elle voudrait savoir ce qu'elle veut, mais c'est don ben compliqué. Elle tourne autour du pot. Elle tatonne, elle hésite, elle cogite. Qui / quand / quoi / comment, voilà de quoi qui tourne dans sa tête, qui se répète, en sus de quoi, son éternel : pourquoi ? Pourquoi se rendre jusque là ? Elle imaginait de quoi, mais maintenant qu'il est là, tout est différent. Elle est mêlée dans sa tête, dans ses bottes, dans ses bobettes. La petite mort, elle croyait qu'elle savait. Sa petite mort, elle aimerait la nuancer.
Entre deux femmes, poussé à son paroxysme, ce raisonnement en amènera certaines à ne jamais concevoir que leur "meilleure amie" était finalement, tout compte fait, à bien y réfléchir, d'après certaines théories, sous plusieurs angles, en y regardant de près, elle aussi "en amour avec moi". "C'est carrément compliqué", i.e. le potentiel est gâché, rien n'est concrétisé, plutôt passer à côté, que de s'avouer qu'on s'aimait.
Sa mécanique à elle : potentiellement tarabiscottée, i.e. carrément compliquée.
À défaut de se retrouver, paumés dans leurs mécaniques chimériques, découragés par les complications, sont-ils alors condamnés, chacun de son côté, lui à mourir symboliquement de manière rudimentaire, elle à mourir symboliquement de manière tarabiscottée ?
S'ils devaient se moquer l'un de l'autre, soit user de sarcasme, alors en effet, lui comme elle seraient dans l'impossibilité de se retrouver. Ils se tourneraient le dos. En ce sens, ils seraient condamnés à se regarder en chiens de faïence, pour ignorer leurs défaillances, et faire comme si de rien n'était, tels le Caniche français et le Carlin anglais, de Marc A. J. Fortier, fondus dans l'Atelier du Bronze, plantés Place d'Armes, au Canada.



Se tourner le dos, c'est plus facile à faire qu'à dire. Une fois que c'est dit, c'est donc fait. Loin des yeux, loin du coeur, problème ignoré. On ne se voit plus, on ne se regarde plus, on fait comme si personne n'était fru.
Leur worst case scenario face à leurs petites morts est planté :
Le Caniche français et le Carlin anglais sont dans l'impossibilité de se retrouver.

Comme c'est d'adon, on peut alors au pire essayer !
Riposter au worst case scenario
en s'en réjouissant,
afin de sortir la tête de l'eau

Comment se réjouir d'une aparente impossibilité de se rencontrer pour une petite mort partagée, qui ne soit ni rudimentaire, ni tarabiscottée, face à des mécaniques diamétralement opposées ?
Retournons au Caniche français et au Carlin anglais, et imaginons une interprétation de leur situation qui ne termine pas dans le sarcasme, mais plutôt dans la poésie.
Pour l'occasion, nous les appellerons : Les Amants de la Place d'Armes.
En cherchant à comprendre le revers de l'histoire, soit la perspective de l'autre, plutôt que d'essayer de dénoncer tous les travers, d'un bord comme de l'autre, on finit par admettre que pour qu'une petite mort ne soit pas qu'une affaire rudimentaire, il convient de se lancer dans la course effrenée du chat et de la souris.
Il saute, elle se fâche. Il part, ça clash.
Il revient, elle ne sait point. Il repart, elle a du chagrin.
Le cycle semble recommencer, ad vitam aeternam, jusqu'au point de singularité.

En effet, si Sigmund Freud a permi de ramener sur le tapis le mythe d'Oedipe, en développant le complexe oedipien, ni Freud, ni Sophocle, ni Euripide ne nous avaient apporté la perspective de trois coeurs brisés, pour l'humanité, dans la résilience amoureuse, soit l'art de la paix.
Oedipe se crève les yeux, ses fils s'entretuent, et ses filles sont frues. On peut faire mieux !
On peut, par exemple, imaginer des façons de passer outre les silences d'Oedipe, pour se faire à l'idée, en application des principes du "Au pire aller".
On peut également saisir l'opportunité de tomber sur une figure paternelle pour travailler sur son complexe oedipien relatif au père : au pire aller, on est pépères !
Si l'on en croit Hannah Arendt et Etty Hillesum, tomber amoureuse d'une figure paternelle, comme son prof ou son psy, cela n'a pas que de mauvais côtés !
Quant à Hannah Arendt :







Quant à Etty Hillesum :



Tomber amoureuse d'une figure paternelle, comme son prof ou son psy, cela n'a-t-il pas quelques bons côtés ?
C'est à tout le moins ce qu'on tentera de démontrer, si l'on arrive à faire passer le CQFD par un département de conformité. En effet, quel département de conformité accepterait aujourd'hui qu'un Heidegger fréquente une Hannah Arendt et qu'un Spier fasse de la lutte avec une Etty Hillesum ?
Pas beaucoup, on dirait.
Aujourd'hui, à bien y regarder, les départements de conformité semblent s'affairer à faire de jolis dessins pour interdire toutes sortes d'affaires, avec un sourire, ferme et courtois, soit pour faire comme si de rien n'était, i.e. "comprends que c'est pour toi".

Quant à Antigone, la fille d'Oedipe pognée entre les chicanes et les affaires de son père, de ses frères et de son oncle au milieu, il semblerait que Simone Weil, aka la Mousquetaire, sache lui apporter du grain à moudre et de l'eau à mettre dans son vin, pour qu'Antigone puisse oser imaginer des réponses éclairées aux lois et situations de fait les plus insensées.
Quant à Simone Weil :




C'est du moins ce qu'il s'agira de démontrer.
C'est d'adon ? Pas peu près.
L'Amour l'emporte toujours ? On aimerait.


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Sarah Catherine Megas, celle qui agace
Savato Kiriako, qui trouve des mots