Et Marianne n'aura d'autre choix, que de porter le poids pour deux
« Nec mergitur ou La Vérité sortant du puits »
Haut du torse de La Vérité sortant du puits par Édouard Debat-Ponsan.
Chef d'oeuvre impressionnant et foudroyant contemplé et admiré
Dans le cadre de l'exposition « Alfred Dreyfus. Vérité et justice »
***
Si on oublie l'histoire de sa fille
Imaginons ce qu'on laisse à la mère
En terme de place à occuper
Sur l'échiquier de la lignée
Mais Anne n'en a que faire ! Anne n'en fait qu'à sa tête !
C'est Anne qui peut dire : Marie ? J'la connais comme si j'l'avais faite !
Alors de leçon, par pitié, pas plus d'ailleurs qu'à Marie
À Anne on se gardera de donner !
Anne sait ce qui doit être fait.
Comme Marie avec lui.
Anne fait ce qui doit être fait.
Comme Marie avec lui.
Anne et Marie assurent la cadence et tiennent le tempo
Parfois elles changent de place, ça dépend des scénarios
À la fois mères et filles, unlimited, soudées comme un diabolo
Elles observent par en-bas en sachant regarder d'en-haut
Marie et Anne tiennent la structure, les moulures et le chapiteau
Anne et Marie se ressemblent royalement comme deux gouttes d'eau

S'il nous reste encore tant d'histoires à faire émerger
Soit l'histoire de grandes femmes qui nous ont précédées
Ce qu'on peut tenir pour vrai
Ce qu'on saura prendre pour acquis

C'est que les trois grands courants s'entendent sur un point :
Marie, elle était bien.
Point.
Marie a su faire et ne pas faire tout ce qu'il fallait faire ou ne pas faire
Pour que les trois grands courants s'entendent sur un point :
Marie, elle était bien.
Point.
Marie a su dire et ne pas dire tout ce qu'il fallait dire ou ne pas dire
Pour que les trois grands courants s'entendent sur un point :
Marie, elle était bien.
Point.
Alors, ce qu'on sait de Marie, au final pas tant d'affaires
Voire même ben trop peu, mais au fond, on le sait
Avec Marie, comme avec sa mère, on a l'essentiel
Marie a su être et ne pas être tout ce qu'il fallait être ou ne pas être
Pour que les trois grands courants s'entendent sur un point :
Marie, elle était bien.
Point.
Et pour qu'elle soit capable de faire ce miracle, on sait au moins une chose sur Marie :
Marie a été super bien élevée, on le sait !
Alors, on ne peut que conjecturer : Marie tenait de sa mère !
Puisque malgré l'insoutenable scène, qui a dû la hanter pour le reste de sa vie
Même après avoir vécu, vu, entendu, et ressenti le pire des effrois pour une mère
Aussi bien avant que durant que depuis l'évènement
Marie a su être et ne pas être tout ce qu'il fallait être ou ne pas être
Pour que les trois grands courants s'entendent sur un point :
Marie, elle était bien.
Point.
Y'a qu'une fille bien élevée qui peut faire ça ! Cette fille a reçu à la fois :
Les bonnes manières et les codes, pour éviter d'se mettre le monde à dos ;
Les sagesses et l'ardeur de ses ancêtres, pour ne pas faire n'importe quoi ;
Et la conviction que ses ancètres veillent sur elle, pour ne jamais perdre la foi.
Alors, qu'on se le dise, et qu'on en soit fières !
le prénom de Marianne résonnera dans tout son éclat !
D'Anne tout autant que de Marie, Marianne tiendra !
Face aux ténèbres et à l'oubli, Marianne n'aura de cesse de riposter !
Qu'on se le dise : Même dans les backrooms, Marianne saura se repérer !
Et devant l'ignorance, Marianne ne cessera de chanter !
Car face à l'indescence, Marianne trouvera toujours à danser !
Ce que Marianne tient tant à Marie qu'à sa mère
C'est-à-dire, ce que Marianne apporte sur la terre
Ce sont toutes les bonnes manières des sagesses partagées
Entre une fille à la hauteur de Marie, soit celle quant à laquelle on s'entend
Et une mère du calibre d'Anne, soit celle qui la connait et l'a façonnée
Ce n'est pas rien ! Ce n'est pas rien pantoute !
C'est même vraiment beaucoup !
Marianne est dans la salle !
Voilà d'quoi d'entraînant !
Marianne est avec nous !
Voilà d'quoi d'inspirant !

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Poème fièrement cococté par Savato Kiriako
Pour Marianne Cauvard et Sylvaine Cauvard, sa mère bien-aimée
Et toutes les Marianne de la terre
Ce qui inclut les Marie et toutes les Anne aussi
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