Marianne Cauvard, l'Esperluette

Marianne Cauvard, l'Esperluette

 

"Attention gets caught everywhere !"

 

 

S'appeler Marianne, ce n'est pas seulement incarner Marianne.

S'appeler Marianne, c'est combiner la force de Marie à celle de sa mère, Anne.

S'appeler Marianne, c'est incarner à la fois L'Espoir du monde et sa mère, Victoire.

 

S'appeler Marianne, c'est porter en soi à la fois

L'Espoir du monde et celui de sa mère, Victoire.

 

"And I'm freaking out in the middle of the street

With the complete conviction of someone

Who's never had anything actually

Really bad happen to them"

 

 

Marianne,

J'écoute Florence pour danser avec toi

Elle te ressemble comme deux gouttes d'eau

On n'a pas eu le temps de se parler d'elle

Mais je sais que tu danses sur son art avec moi

 

Si l'art nous connecte au divin, comme l'a dit Wajdi avant moi ;

Si le divin, c'est sacré, alors le divin unit toute l'humanité ;

 

Si l'au-delà, on ne sait pas, alors autant espérer !

 

 

Et toi, Marianne, je sais précisemment où tu es !

Alors pourtant que tu n'es plus ici bas depuis 12 ans déjà

Ton dernier message à moi date de maintenant

 

Tu m'as demandé de l'aide pour la soeur de ton amoureux

Elle voulait s'en v'nir au Québec !

Tu m'as écrit de quoi de long et chaleureux

Comme à ton habitude !

 

Et je n'ai pas répondu.

Comme à la mienne !

 

Mon doux que je m'en suis voulue !

J'en pleurais de honte quand je l'ai vu

À tes funérailles, ton beau grand barbu

 

Je suis tombée dans ses bras pour qu'il me pardonne :

 

J'ai dit Je suis tellement désolée ! J'ai pas pris le temps de répondre !

Elle est où ta soeur ? Je vais l'aider !

Je suis tellement désolée ! J'ai pas pris le temps de répondre !

 

Et puisqu'il est tout un gentleman

Ton beau Xavier m'a souri

En pleine église, à tes funérailles

Ton beau Xavier s'est farçi

 

De soulager ma honte au prix de ton paradis

D'allèger dans ses bras le fardeau de mes soucis

 

Ce qui me manque le plus de toi Marianne, ce sont tes lettres

Mon doux que c'était doux de te lire, Marianne !

 

Tu as toujours été mon esperluette !

Jamais rien eu à te cacher !

Face à toi, j'ai toujours pu être honnête.

 

Je pouvais être moi avec toi

Et tu ne me renvoyais que de l'amour et de la joie !

À travers toi et ton regard, donc via ton âme d'esperluette

 

J'ai pu apprendre à m'aimer, moi

Une fois que celle qui est partie

C'est soudainement devenu, toi

 

Et que ça restera comme ça,

Jusqu'à mon dernier souffle à moi

Après quoi, on se retrouvera !

 

 

Et on virevoletera ! Comme des p'tites folles !

Toi pis moi, on rigole ! Pas besoin de penser à l'au-delà !

Hic et nunc, c'est là !

 

 

Je me gardais tes photos pour plus tard

Avoir de quoi à découvrir encore

Pour qu'il me reste à jamais des petits bouts de toi

 

Je me gardais tes photos pour plus tard

Et j'ai laissé passé trop de temps sans me faire de backup

Les liens ont expiré et j'me trouve pas mal bête

 

D'avoir encore une fois laissé s'envoler cette opportunité

De m'émerveiller devant mon esperluette

 

Qu'il me reste à jamais des petits bouts de toi !

À aller récupérer, un peu partout !

Explorer le monde avec toi, Marianne : c'est fou !

 

Qu'il me reste à jamais des petits bouts de toi !

À protéger : te défendre coûte que coûte !

Vivre à la hauteur de tes sagesses, Marianne : c'est malade !

 

Qu'il me reste à jamais des petits bouts de toi !

 

Je te sais partout : tu es là !

Je le sais ! J'y crois mordicus depuis que je t'ai sentie

Hors de tout doute raisonnable !

 

T'extasier à mes côtés du dernier Florence + The Machine !

 

 

Mermaids, c'est en plein l'Angleterre que j'ai connue à Warwick

Et toi dans ton expatriation, en ton temps, en tes lieux, quand tu y vivais aussi

 

Alors j'ai su : cette chanson là te parle !

Marianne Cauvard n'est plus là pour le dire

Mais Savato Kiriako ose l'affirmer :

Marianne Cauvard kiffe cette chanson de Florence !

 

Marianne Cauvard danse sur ces notes !

Il suffit d'y croire pour la voir !

Et moi, comme j'y crois, je la vois !

 

Marianne Cauvard, de Noisy Jelly mais pas que !

Marianne Cauvard, de Bourg-en-Bresse, dans l'zéro un

Marianne Cauvard qui est la première Muse de Savato Kiriako

 

Marianne Cauvard recommande d'écouter Mermaids de Florence + The Machine

 

Et de méditer sur sa propre vie et/ou sur la photo, l'histoire, la nouvelle

 

 

D'une sortie dans des bars par des groupes de joyeux lurons d'un côté (les marins)

Et de l'autre des sirènes assoiffées leadées par Florence Welch (ou son incarnation)

 

 

Ce numéro n'a jamais marché, mais EMA (si elle s'appelait vraiment comme ça)

Était super belle ! Alors, j'ai gardé son sourire sur mon âme

Et son faux numéro dans mon scrapbook !

 

C'est très puissant, effectivement.

Du grand art, comme qui dirait !

 

Depuis que Marianne Cauvard, mon esperluette à tout jamais

A dansé avec moi sur du Florence + The Machine

Pendant que je pensais à des soirées de mon jeune temps

Dont j'avais jadis affreusement honte

 

Et dont je suis très fière maintenant

Puisque je sortais en boîte comme un marin, j'ai de quoi être fière !

Je sais que je pourrais toujours en rire !

Car même après une mort tragique

On a l'opportunité de s'extasier

 

Cheerful Oblivion !

 

Et de trouver extrêmement entrainant et chaleureux

L'histoire de sirènes venant voler leur sang à de pauvres marins !

 

C'est complètement fou, me direz-vous !

Comme dirait Marianne Cauvard, je vous répondrai !

 

Je sais que j'aurai toujours le choix

De me dire : si Marianne voyait ça !

De rêver : si Marianne savait ça !

De rester liées : Marianne ! C'est pour toi !

 

"Make me perfect, make me your fantasy

You know I deserve it

Well, take it out on me

Am I your dream girl?"

 

 

À chaque claque que je prends, alors que je sais que je suis dans ma lumière

Marianne apparait devant moi, en ce sens que si je l'invoque pour cheminer à ses côtés

L'énergie que je ressens s'apparente à ce que Florence + The Machine nous offre

avec Dream Girl, qui est une chanson de courage importante à connaître

 

Pour tout coeur vaillant ayant besoin d'une Marianne à ses côtés de temps en temps

Marianne Cauvard vous chante ça, et elle vous dit : You go girl! You got it! Moi j'y crois !

 

Avec un p'tit accent français super chouette

À la Marianne Cauvard, l'esperluette !

 

Marianne, mon esperluette

Maintenant que tu n'es plus là

Je peux te bâtir le pied d'estale

Qui te met de l'avant comme je t'ai vue de mes propres yeux

Qui te dépeint comme je t'ai aimée

 

Marianne, mon esperluette

Maintenant que tu n'es plus ici bas

 

Je peux passer le reste de ma vie à te rêver

Toi et nos conversations ! Toi et tes idées !

Ne garder dans mon coeur que toutes tes qualités !

 

Aucun de tes défauts n'était vilain.

Bien au contraire ! Ils étaient ta force de caractère !

 

On était aussi chipies l'une que l'autre

Il n'y avait jamais rien de foncièrement méchant

Dans les tours qu'on jouait aux copains

 

Comme ces cookies qu'on piquait chez Intermarché !

Inquiète-toi pas ! J'ai checké ! Y'a prescription ! J'ai ben l'droit d'en parler !

Pour moi, c'était la nécessité. Tu savais que je n'avais pas trop de budget

Mais pour toi, c'était autre chose.

 

Tu étais élevée dans de belles valeurs

Tu n'allais pas gaspiller. Tu grandissais dans des murs solides.

Tu étais si bien élevée.

 

Votre maison était mon paradis

 

Et tranquillement, callée entre ta grande soeur et ton petit frère

Tu me semblais avoir la vie de rêve, et tu m'y invitais

J'ai toujours été la bienvenue chez vous

 

Alors, j'ai allégremment porté plus d'une fois

Le chapeau de nos bêtises pour deux

Qu'on me gronde moi ! Plutôt que toi !

 

Ça m'allait tout à fait ! Ça restait fou ! Ça restait nous !

Et grâce à toi, je n'ai jamais été chatiée

Au point d'être exclue de ton paradis

 

Heureusement, je t'ai faite remplir un long questionnaire avant de partir Ô Canada

Questionnaire auquel tu avais annexé ça :

J'ai donné le questionnaire à tes parents quand je les ai revus

Sans trop faire gaffe à ce que tu avais écrit dedans

Le genre de détails que j'ommets, comme tu sais

Ton frère a gardé l'original, après m'avoir demandé, étonné,

Si c'était bien ton écriture. De loin on ne sait pas trop.

Pourquoi y'a qu'mon nom sur le papier ? Marianne !

Pourquoi t'avait ça chez toi ? Tu gardais des dossiers ?

 

Sacrée cachotière !

 

Tout le monde n'a pas ta grandeur d'âme, Marianne, ma très chère

Que de comprendre que pour que puissent exister des chipies

Qui ne soient pas pour autant charognières

 

Faut bien qu'au moins une soit prête

À prendre les coups pour les autres

 

Si et seulement si

 

 

On commence pas à s'la raconter en mode

J'ai jamais pris part à ça ! C'est du gros n'importe quoi !

 

Marianne, ce que tu faisais, quand on s'faisait prendre à faire n'importe quoi

C'est que tu continuais de me sourire. Tes yeux m'ont toujours dit

On était deux là-dedans. Moi tout autant que toi.

 

Je savais que c'était mieux pour tout le monde

Que je récolte pour nous deux les remontrances 

De la prof de latin comme de la prof d'anglais

 

 

Sarah ne se fera pas gronder autant. Son chez-soi n'est pas si structuré.

Sarah a beaucoup moins à perdre. Personne ne connait sa famille.

Sarah n'a que son nom à elle, et la façon dont elle sait elle aussi 

S'en sortir sans l'aide de personne, ou presque, il lui suffit d'un sourire

 

Pour acuser le coup quand il le faut bien, quitte à en manger une pour deux

 

 

Jamais Marianne Cauvard ne m'a regardée comme si j'étais une demeurée

Alors désormais, je l'invoque pour affirmer mon nom de scène comme poétesse

Ou devrais-je plutôt dire : le titre honorifique que je me permets de m'accorder

 

Savato Kiriako, ça veut dire fin de semaine en grec

Pas mal certaine que Marianne aurait dit : Check !

 

Puisque j'ai connu une artiste du nom de Marianne Cauvard

Et qu'elle est et restera, jusqu'à preuve du contraire

L'âme la plus juste et la plus lumineuse que je connaisse

 

Puisque Marianne Cauvard a dansé avec moi

Sur une histoire de sirènes assoiffées et de pauvres marins mal-aimés

Pour rire de la vie et de nos compromis

Alors que pourtant, Marianne Cauvard est partie tragiquement

 

 

Continuer de rire et de danser ?

Chanter l'amour dans l'absurdité ?

Ça, c'est du Marianne tout craché !

 

Ça, c'était bien l'genre de Marianne Cauvard !

Et parlant du style Marianne Cauvard 

 

Puisque Marianne Cauvard est entrée dans la postérité

 

J'en profite pour me pavaner :

 

Dans les jours précédant ton TED

Tu as dormi chez moi ! Dans mon lit ! À Paris !

Entre copines, et à Paris, on fait ben tout c'qu'on a envie !

 

 

Je m'en vante car vois-tu, maintenant qu'il n'y a plus toi ici

Cette vidéo est le dernier enregistrement

Tout ce qu'il me restera

 

Pour me souvenir que tu étais là, et que je t'ai touchée

Pour me souvenir que Marianne Cauvard a existé

Pour ne jamais oublier que Marianne Cauvard et moi, on s'est vues

Mais aussi pour ne pas dire surtout, que Marianne Cauvard et moi, on s'est plues

 

Pis qu'on a dansé comme des enfants

De 6 à 26 ans

Et qu'on continue maintenant

 

Mais parmis tout ce qu'il me reste

Ce que je peux garder comme la version de toi la plus avancée

C'est ce que je vois sur cette vidéo

 

L'image et le son de qui tu étais ici-bas

La dernière vibration de ta voix

La dernière incarnation de ton aura

 

Ton rire et tes rougeurs

Tes rougeurs et ton rire

 

La dernière trace de ma dernière fois avec toi

Pas le courriel auquel je n'ai pas répondu

Pas les regrets que j'ai fini de trimballer

Comme mes casseroles d'un temps perdu

 

La derière fois, la vraie. Celle qui compte, comme tu m'as plue.

 

La dernière fois de Marianne dans mes bras !

La dernière fois de Marianne qui rit avec moi !

La dernière fois de Marianne qui me dit qu'elle a confiance en moi !

La dernière fois de Marianne qui me parle de ses rêves et tous ses choix !

 

La dernière de nos danses, que je reproduirai désormais

Ad vitam eternam, dès que Marianne chantera

Quand je l'entendrai et que je lui sourirai

 

Marianne est là, je la vois !

 

Et qu'ensemble on pourra s'dire

Parfois juste avec les yeux

Toujours juste avec le coeur

 

Que la vie, c'est ça le paradis !

Qu'on soit marin ou sirène

Lépreux ou bien Reine

Nous on dit : vive la vie !

 

Et que sachant ça, le tenant pour acquis

 

L'au-delà ne peut que danser avec joie !

Sur tout ce qu'il reste de merveileux !

Comme Marianne Cauvard nous l'a appris !

 

 

Je te tiens par la salopette, esperluette !

Je t'aime à l'infini et au-delà, ma tendre amie !

"There's a new woman in town"

Mon doux que tu vas aimer ça !

 

 

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