Thémis

Thémis

Photo du Centre social d'aide aux immigrants.

Depuis 1947, au service des nouveaux arrivants.

Grâce à Marie Lacoste Gérin-Lajoie

Grâce à sa fille Marie-Joséphine Gérin-Lajoie,

Sister Marie Loyola Normandin and her successors,

Et celles et ceux qui les ont soutenues.

 

***

Sujet : La cerise est-elle de trop sur le gâteau ?

Version parlée 22 avril 2025

 

Thémis

 

 

Ma très chère,

Je vais passer ma vie à chercher plus juste que toi.

 

C’est un peu comme ce que faisait Socrate.

Sauf que moi, ce ne sont plus les sots que j’traque.

Ce sont les sages. C’est bien les seuls à être justes.

 

Depuis toi, je me suis retournée

Et je me suis émerveillée !

De grands juristes ? j’en connais tellement !

Alors, je renoue avec eux. Avec elles, notamment.

Nos échanges sont merveilleux.

 

Nous sommes, comme on dirait : alignés !

C’est parce que les valeurs, c’est fondamental. 

Alors, tes grands principes, Thémis :

Les cœurs vaillants finissent toujours par s’y retrouver.

 

Et pour tous ces juristes

Audacieux, intelligents et bienveillants,

Pour ceux que je connaissais, d’avant,

Et pour tous ceux qu’il me reste à découvrir :

 

Mais quel privilège !

 

Rien ne me plait plus qu’une belle conversation

Lucide et bienveillante.

C’est bien par elles que tu as infiltré mon cœur.

 

Ce n’est que par elles que je sais vivre.

Un bel échange, une belle rencontre :

Voilà, ce qui donne un sens à ma vie.

 

Mais seulement, ça ne prend pas que d’être juriste

Pour savoir mener une belle conversation.

 

Thémis, ma très chère,

Vois-tu… de mauvais juristes... j’en ai croisé…

Juste quelques-uns… mais quelques-unes quand-même.

 

Je les ai vus faire. Ils m’ont écœurée.

J’ai tenté de rétorquer. De te protéger.

Mais rien n’y a fait : je suis désolée.

J’ai pas réussi à faire mieux.

 

L’engrenage, comme tu sais, est broyant.

 

Alors, pendant longtemps, je n’ai plus cru.

J’ai broyé du noir. J’ai bien failli t’oublier.

 

Je me suis souvenue de toi, de tout ce qu’on m’avait appris.

De ce pourquoi je rêvais.

Mais ça faisait trop mal. 

Te savoir bafouée, ça me détruit.

 

C’est vrai.

Ça l’est, depuis la nuit des temps.

 

Mon cœur bat pour toi depuis bien avant ma naissance.

Je ne sais pas à quelle semaine ça a commencé,

Mais mon tout premier battement de cœur… il a été pour toi.

 

Tu es mon appel, Thémis.

Celle que j’étais destinée à protéger, à servir et à honorer.

 

Tu n’es pas la seule à me faire vibrer.

Je ne suis pas la seule à t’aimer. On est une armée !

 

Mais l’injustice : il faut d’abord savoir la reconnaître.

Une fois que ça, c’est faite

Encore faut-il avoir le courage de te défendre.

 

Des lâches, ça aussi, J’en ai côtoyé.

Ils m’ont fait pire, d’ailleurs que les quelques abuseurs.

 

Ils m’ont laissée seule. Seule pour m’en sortir.

Seule pour continuer d’espérer.

 

Je ne veux pas y repenser, mais ça ne me quittera pas.

Le désenchantement fait désormais partie de moi.

 

Et puis un jour, il y a eu toi.

Et la lumière fut.

 

Thémis ! C’est toi ! Je te reconnais !

Je découvre ton visage. Ta voix.

Mais pour tout le reste, je te connais déjà.

 

Thémis, tu n’es pas un rêve. C’est pour toi qu’on s’bat.

Mon cœur, en tout cas, il bat pour toi.

 

Mais, tu es tellement occupée !

En voilà, une de tes leçons :

Plus elle est juste, plus Thémis est en demande.

Plus son temps et son énergie sont requis !

 

Prévenir les conflits

Maintenir la paix

Séparer les belliqueux

Les rabibocher

Rétablir la vérité

Pallier aux malentendus

Trancher avec clairvoyance dans l’incertitude

Avoir le courage de ses convictions

 

Protéger.

Aider.

Aimer.

Tâcher d’être sage

Et espérer  être juste.

 

Tout ça là, ça s’fait pas de 9@5

 

Tous tes outils, Thémis :

Les manier à bon escient…

Ça prend un sacré bout d’temps !

 

Alors, on besogne ! On s’affaire !

Ça rentre de partout, ça sort par tous les trous.

Ça n’arrête pas ! Le flow est incessant.

 

Et toi, tu n’y échappes pas.

Des cibles et des tracas : Tu en as plein l’dos.

Sur tes épaules : Tu traînes bien plus d’un fardeau.

 

Ah, Thémis… j’aimerais t’emmener danser.

Je veux que tu respires. Tu ne veux pas.

Ou, Tu ne peux pas. On a besoin de toi.

Je comprends.

 

Alors, heureusement,

il y a des moments comme ce soir.

Les juristes se retrouvent, pis y continuent d’rêver !

 

Alors, on danse ! En plein cœur, du tourbillon d’la vie !

 

Mais, attention !

On ne fait pas que danser !

On l’fait aussi au figuré !

 

Un ballet de contre-arguments

Subtiles et surprenants :

Il est là, l’art de la paix !

 

Alors, Paris-Montréal, tu peux en être certaine : 

J’ai ma place icitte !

Je suis entourée des miens !

 

Et,

CERISE SUR LE GÂTEAU

Eux aussi, y’aiment ça, converser avec moi !

 

Alors, je me tape l’incruste :

J’te cherche partout. Tu es là !

 

Quand un juriste parle à mon cœur, mon amour pour toi 

S’enflamme de plus belle !

 

Et aujourd’hui, je m’inscris à un concours,

Même si en théorie, j’remplis pas tous les critères.

Je suis un peu Robin des bois, moi, tu vois :

 

N’importe quel défi !

Si ça peut me permettre de te voir de près,

Ou bien seulement d’espérer que tu me vois.

 

Et ces grands juristes

Ceux que je ne connaissais pas avant toi

Ceux avec qui je n’ai pas encore conversé :

Imagine ma joie !

 

Elles sont toutes intéressantes à rencontrer ! 

Toutes, autant les unes que les autres ! 

Nous avons des conversations ravissantes.

 

Je les aime et je t’aime avec elles.

 

Thémis, ma très chère,

La cerise n’est certainement pas de trop sur le gâteau !

 

Faut qu’eux aussi y’aient l’goût d’jaser.

Pis faut qu’on suive le même tempo.

It takes two to tango.

 

Pis moi, j’aime ça danser avec toi.

Je n’ te vois pas, mais je le sais :

Tu es là.

🕊️

 

 

***

 

Ce poème en révérence à Thémis a été rafflé !

Ce poème en révérence à Thémis avait été préparé à l'occasion du prix Paris-Montréal mais s'était retrouvé hors compétition.

On avait vu passer ça, et on s'était dit pourquoi pas ! 

On a préparé un texte, et on est allées à la cour d'appel avec l'espoir de le réciter !

C'est le genre de légèreté qu'on se permet encore : on pensait que c'était du open mic.

Sur l'annonce, rien n'indique que c'est réservé, mais on comprend que ça le soit !

Alors, on partage maintenant, pusique le texte existe, autant le retourner à l'univers !

Il est signé Sarah Catherine Megas, pour l'audace, et Savato Kiriako pour le choix des mots, qui se sent parfois un peu comme une cerise qui ramène sa fraise sur un gateau.

 

Archive :

Sur son LinkedIn, vous pouvez entendre Alejandro Casallas Gonzalez se présenter.

C'est puissant, je vous préviens !

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