Elle n’appartient qu’à Dieu

Elle n’appartient qu’à Dieu

La dévotion que l’homme est à-même de ressentir et de susciter

N’appartient qu’à Celui qui nous a créés.

 

Puisque l’homme aime susciter la dévotion, Dieu lui permet de la générer

Dans trois espaces qu’Il contrôle et qu’Il a clairement limités :

D’un être humain envers Lui et Ses commandements, i.e. L'honorant,

D’un enfant envers ses parents, et

D’une amante envers son amant.

 

Toute tentative d’accaparer la dévotion en dehors du cadre instauré

Par Dieu depuis qu’il crée et qu’il a créé, notamment l’humanité,

Est constamment, depuis la nuit des temps, sanctionnée

 

Par Dieu, in fine :

 

Soit, Dieu finit par intervenir et faire cesser

 

Les abus des hommes cherchant à accaparer

La dévotion de leurs enfants, au point d’en abuser

ET/OU

La dévotion des femmes, au-delà des noces sacrées,

 

Soit, Dieu s'en charge lors du jugement dernier.

 

Quand un enfant grandit et qu'il apprend, il regarde ses parents

Avec les yeux de la dévotion, jusqu’à ce qu’il devienne assez grand

Pour se faire une idée quant à la question de savoir comment honorer

Ses parents sans pour autant cautionner les agissements d’un parent

Allant à l’encontre de Dieu, e.g. visant à pervertir ses enfants, notamment

En attirant vers lui plutôt que vers Dieu et l’esprit de Ses commandements

 

La dévotion par laquelle un être est prêt à faire :

« Tout ce que lui dit le Père ».

 

Quand une femme aime, elle regarde son amant

Avec les yeux de la dévotion, jusqu’à ce qu’elle parvienne

À atteindre l’état de grâce par lequel la certitude d’être aimée est sienne

Et qu’elle soit en mesure de jouir complètement, i.e. sans se retenir,

Convaincue que celui qu’elle aime est en train de l’aimer, sans mentir,

Et qu’elle est alors à-même de ressentir la paix divine qui envahit

Le corps et l’âme de celle qui ne craint plus rien, pas même son mari.

 

Le mystère par lequel Dieu crée deux êtres taillés

À la mesure l’un de l’autre pour s’aimer, tient du sacré.

 

Chaque homme qui cherche à être aimé

Par une femme souhaite voir ses yeux rivés

Sur le ciel, grâce à lui, en étant arrimée

À son port, sous son corps, et/ou en pensées

Avec lui, i.e. en étant enlacée par l’être aimé.

 

Quand il vient, il ne vient qu’à moitié

En comparaison avec la possibilité

Qu’elle a d’être (plus d’une fois) happée

Dans un autre monde, soit dans le sacré,

Pendant un instant relevant de l’éternité.

 

De son côté à lui, c’est moins compliqué.

De son côté à lui, c’est moins sophistiqué.

De son côté à lui, c’est peut-être l’opportunité

 

De la savoir, de la voir, de l’entendre, et/ou de la sentir partir

Dans une autre dimension, qu’il ne peut quant à lui ressentir

Que s’il se soumet totalement à Dieu, dans l’humilité

Soit s’il apprend fondamentalement à respecter et à prier

Pour qu’un « être » qui le dépasse sache le chérir et l’aimer.

 

 

 

Parmi les hommes qui aiment les hommes,

Certains n’ont que de la dévotion à donner,

Certains n’ont que de la dévotion à susciter,

Certains aiment les deux, et préfèrent la versatilité.

 

Le phénomène est le même, et ses abus restent sanctionnés

Quand un homme se permet d’accaparer la dévotion à son sujet,

Soit lorsqu'un homme manque d'humilité, qu'importe le sexe de l'être aimé.

 

Depuis qu'Il crée, parmi les hommes placés en position d’autorité

Au nom de Dieu

Sur des enfants, des adolescent.es, et/ou envers une cité

 

Il n'a de cesse de remarquer ceux qui n’ont pas appris le goût de l’humilité

Et qui se permettent d’abuser des pouvoirs qui leur étaient conférés

Au nom de Dieu

E.g. en faisant croire à des enfants qu’ils devaient les aimer

Ou en se permettant de consommer la dévotion générée

Dans le cœur des adolescent.es par les messages du sacré

Que ces hommes étaient supposés transmettre et « incarner »,

 

Dieu n’a jamais attendu que la justice des hommes vienne sanctionner

Les abus de ces hommes accaparant une dévotion trois fois sacrée.

 

Il s’occupera, s’occupe et s’est toujours occupé 

De leur sort quand il a fait et fera sonner

L’heure de leur jugement dernier.

 

Prodita lege. – Impleta cerne. – Implenda collige.

 

***

Pour aller plus loin : 

Minor works, par Blaise Pascal

Isaiah (2:4-6)

Micah (6:8)

 

Offert avec crainte et en espérant faire preuve d'humilité par SCM-SK 

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