On peut-tu s’expliquer ?

On peut-tu s’expliquer ?

Seuls les liens fraternels, figuratifs, et amoureux pouvaient remédier

Aux travers de l’autopréservation, un phénomène profondément ancré

Dans les cœurs de l’humanité.

 

Aux arbres, Dieu avait donné les forêts.

Aux manchots, Dieu avait donné le sens de se garder rapprochés.

Aux êtres humains, Dieu avait donné la sensibilité nécessaire pour dépasser

L’inclinaison menant aux trahisons, par laquelle un être humain voudra préférer

 

L’histoire de sa propre vie,

Plutôt que celle de son frère, de sa sœur, de son oncle, de sa tante, etc., i.e.

Plutôt que l'histoire de la vie d'un autre être humain que lui.

 

Envers ses parents, l’être humain naissait empli de dévotion.

Qu’on le prenne dans ses bras,

Qu’on lui donne à manger,

Qu’on le tienne au chaud / au frais !

 

L’être humain naissait comme le plus incapable des êtres vivants à se débrouiller

En naissant, notamment, sans la moindre possibilité

De survivre sans au moins une personne pour l’aimer.

 

Pour passer l’âge de dépendance totale envers ses pairs pour subsister,

Dieu avait offert au bébé et à l’enfant le regard et la vue attendrissants

Pour inciter celles et ceux qui l’entouraient à bien vouloir le protéger.

 

En grandissant, l’être humain perdait sa capacité

À inciter à ce qu’on le prenne dans ses bras, pour le protéger,

Au risque de sa propre vie, i.e. quitte à se sacrifier.

 

C’est ainsi que la fille de pharaon était

Une des premières figures biblique avant Ruth à préférer risquer

Sa vie au profit de la vie d’une autre personne, en l’occurrence, quand est arrivé

Le panier protégeant Moïse, la fille de pharaon n’avait pas seulement choisi de sauver

Un petit bébé qui avait l’air tout trognon, qu’elle aurait aimé enlacer.

 

La fille de pharaon avait informé les femmes qui l’entouraient du fait qu’il s’agissait d’un bébé

Pour lequel, si elle était dénoncée, elle serait elle aussi certainement tuée

Par son père, pharaon, qui venait de donner l’ordre de tuer les garçons âgés

De l’âge de Moïse, mais pas de celui du grand-frère de Moïse, soit Aaron, l’aîné.

 

La fille de pharaon n’a pas seulement sauvé un bébé,

La fille de pharaon a entraîné avec elle l’esprit de sororité.

 

Les femmes qui entouraient la fille de pharaon n’allaient pas la trahir (i.e. la dénoncer)

Puisqu’elles avaient entre elles les liens sacrés de la fraternité symbolique incarnée

Par des femmes qui ne souhaitent pas se couler, notamment à la vue d’un bébé,

Soit l’une des mailles du filet de l’esprit sororité.

 

La fille de pharaon n’était pas entourée d’une cour d’écervelées

Telles les dindes se pavanant avec Marie-Antoinette, dans « son » poulailler.

La fille de pharaon avait à ses côtés une simple poignée de femmes dévouées

Que la fille de pharaon ne pouvait traiter, pour mériter leur dévotion, qu’avec respect,

Puisqu’en effet,

Aucune de ces femmes n’avait trahi ni la fille de pharaon, ni le bébé,

Même après que le bébé soit devenu grand, et qu’avec sa pomme d’Adam,

Moïse n’ait plus sur les femmes qui l’avaient couvé

L’emprise qu’exerce un bébé à consoler.

 

D’après Étienne (Stephens)Moïse a eu 40 ans de vie passée protégé

Par la fille de pharaon qui l’avait adopté,

Après avoir eu, par sa grande sœur, qui avait suivi son panier,

L’opportunité d’être par sa mère allaité.

 

Sans qu’il n’ait eu rien d’autre à faire que d’exister,

Et alors que son existence et le fait de le protéger

Signifiait pour ces trois femmes (et leurs alliées)

Qu’elles risquaient de se faire zigouiller

Si pharaon apprenait ce qui, par leur volonté,

Se tramait, pendant des années,

Dans les couloirs de « ses » palais,

Moïse a eu 40 années de tranquillité,

Avant de regarder ses congénères, et d’en pleurer.

 

Pendant 40 ans, Moïse n’a pas suscité :

La jalousie et l’envie de sa sœur, heureuse de le savoir en santé,

L’autopréservation de sa mère adoptive, qui n’a cessé de l’aimer,

La jalousie, l’envie, la rancœur, l’autopréservation et la vénalité

De celles qui entouraient sa mère adoptive, en restant dévouées

Au sens de l’humanité, avant de penser

À l’opinion de pharaon et à ses décrets.

 

Après 40 ans passés aux petits soins de sa mère adoptive, à être nourri, instruit et logé

Auprès de la cour de pharaon, au sein de « ses » palais, à veiller à l’exécution de ses décrets,

Les yeux de Moïse se sont ouverts

Sur l’atrocité des circonstances de celles et ceux qui l’entouraient, dont pharaon avait décrété

Que ces êtres humains passeraient leur vie à le servir, à construire et à peaufiner

Toutes sortes de patentes dont pharaon jurait qu’elles faisaient sa fierté.

 

Avant de quitter pharaon et « ses » palais, Moïse a choisi d’exercer

Son sens de la fraternité symbolique, en lieu et place de continuer

De choisir sa survie au prix des vies abominablement méprisées

Par pharaon et ses décrets.

 

Moïse a choisi de protéger la vie et de défendre l’honneur d’un autre homme, achalé,

Que Moïse ne connaissait ni d’Ève, ni d’Adam, et qui pourtant avait su déclencher

Dans le cœur de Moïse l’allégeance digne d’un chevalier.

 

Le principe de respect devenait pour Moïse plus important à honorer :

Que le confort de tourner le regard et faire comme si de rien n’était ;

Que l’instinct naturel de tout être vivant de commencer par se protéger ;

Que l’ensemble des pêchers du Décalogue, qu’instinctivement Moïse connaissait.

 

Il valait mieux tuer un homme, que de laisser cet homme en tuer un autre.

Il valait mieux tuer un homme, non pas pour venger, mais pour l’arrêter et l'empêcher de tuer.

Il valait mieux cacher, pour ne pas risquer qu’un autre ne soit inculpé.

 

Gravement tourmenté par ce qu’il venait de faire, en enfreignant un des pêchers du Décalogue,

Qu’instinctivement, Moïse connaissait,

Moïse n’en a pas pour autant oublié de continuer de tâcher d’honorer l’esprit du Décalogue,

Qu’instinctivement, Moïse connaissait,

 

En intervenant pour séparer et inviter à se réconcilier deux personnes qui se querellaient

Que Moïse ne connaissait ni d’Ève, ni d’Adam, i.e. pas plus que le premier homme qu’il voulait

Protéger et honorer. Ces deux hommes faisaient partie de ceux dont pharaon exigeait

Qu’ils passent leur vie à bâtir à son effigie toutes sortes de patentes qui lui plaisaient.

 

Ces deux hommes n’ont pas apprécié le fait que Moïse les interpelle pour leur demander

De bien vouloir arrêter de se faire la guerre, et de se rappeler comment communiquer.

 

Ces hommes lui ont répondu qu’il pouvait aller se brosser,

i.e. que Moïse n’était ni juge ni roi de la cité,

Et qu’au demeurant, si Moïse continuait de se mêler de ce qui ne le regardait pas dans la cité,

Il allait, incessamment sous peu, se faire dénoncer du crime qu’il avait commis pour sauver

La vie du premier homme pour qui Moïse avait « décrété » qu’il convenait de l’aider et de l’honorer.

 

Gravement tourmenté toujours, et désormais effaré

À la vue et à la compréhension de l’instinct d’autopréservation, balancé

À l’unisson par deux hommes, convaincus, enfermés dans une servitude terrifiée,

Préférant se quereller et s’accordant quant au fait que Moïse leur marchait sur les pieds,

 

Un tantinet heurté de tout ce qu’il venait de traverser,

Après avoir passé 40 ans, tranquillement, sans se soucier,

Moïse est parti d’Égypte et est allé se lamenter,

Assis près d’un puits, repensant à ce qui s’était passé.

 

Dans ses méditations profondes et tourmentées,

Moïse a vu apparaître un troupeau d’animaux que des hommes s’amusaient

À embêter, pour se divertir en créant des tourments pour les femmes qui se chargeaient

De la surveillance et de la protection des animaux que les membres de leur famille élevaient.

 

Activé pour une troisième fois dans son élan d’allégeance au principe de respect

Dû à chaque être humain, notamment les personnes en charge de veiller

Sur le bien-être d’un troupeau, Moïse s’est levé et a enguirlandé

Les hommes qui s’amusaient à tourmenter les bergers.

 

Lors de cette intervention, Moïse risquait à nouveau son intégrité

Physique (car les hommes qu’il grondait étaient en supériorité

Numérique, en plus d’être équipés pour achaler et le frapper).

De surcroît, Moïse s’exposait au risque d’être, par le monde rassemblé

Autour du puits, non seulement remarqué mais surtout dénoncé.

 

« Un fauteur de troubles ? Pharaon a demandé

Sa tête ? Ah, mais attendez, vous me faites penser… »

 

Ayant bénéficié, depuis qu’il était bébé,

De la force de trois femmes surpassant tranquillement pour lui leur instinct d’autopréservation,

De la force de l’esprit de sororité par lequel aucune d’elle n’a cherché à le dénoncer,

De la force des liens figuratifs par lesquels les femmes servant la fille de pharaon savaient prier

Pour qu’un ordre les dépasse et qu'Il n’ait que faire (i.e. rien à taper) de pharaon et de ses décrets,

 

Moïse n’a pas hésité à suivre la voix de l’allégeance au principe de respect

Étant dû à la vie des autres, quitte à finir tourmenté, recherché par décret,

Seul assis auprès d’un puits, à pleurer et n’avoir de cesse d’enguirlander

Des hommes, qu’il n’avait vus ni d’Ève, ni d’Adam, incapables de se respecter.

 

S’il a gagné le cœur d’une femme et une place dans une belle-famille, par son acte de charité

Visant à sauver l’honneur et protéger un groupe de bergères, Moïse n’en a pas pour autant sauté

De joie à l’idée d’être à nouveau protégé. Moïse a passé 40 autres années avant de retourner

En Égypte, sur instruction formelle de Dieu qui a commencé à lui parler seulement après

Que Moïse ait atteint l’âge de 80 ans, d’après Étienne (Stephens), soient 40 années passées aveuglé

À l’atrocité des circonstances qui l’entouraient, suivies d’un épisode de trois « STOP » martelés

À du monde qui se manquait de respect, suivi de 40 années à vivre berger, marié, entouré,

Méditant certainement, quand il était aux champs, sur le sens (i.e. les pourquoi du comment)

De ce qu’il avait vécu et traversé, au sein et au sortir de la cité dont il était désormais châtié.

 

Quand Dieu lui a parlé et lui a ordonné de retourner en Égypte pour délivrer

Celles et ceux que pharaon continuait d’oppresser et de maintenir enfermé.es

Dans une servitude effrayée, Moïse a prié Dieu de bien vouloir envoyer

Quelqu’un d’autre que lui, prétextant qu’il n’avait pas l’audace de parler

Pour être convaincant et inspirer non seulement pharaon de libérer,

Mais surtout celles et ceux enfermé.es dans une servitude effrayée

D’arrêter de se chicaner, de le suivre et de l’écouter.

 

Sachant se faire rassurant face à la sincérité, Dieu avait, avec fermeté

Dit à Moïse d’emmener

Avec lui son grand-frère, soit Aaron, son aîné, lequel n’avait été en mesure d’échapper

Aux circonstances de Moïse que du seul fait qu’Aaron avait eu le privilège d’être né

Un an avant la date buttoir imposée par pharaon dans le décret

Par lequel pharaon ordonnait de tuer

Tous les bébés garçons de « sa » cité.

 

C’est à Aaron que Dieu avait donné le pouvoir de réaliser

Divers miracles visant à témoigner

De l’hégémonie de Dieu sur toute vie, tout roi, et toute cité.

 

Dieu n’avait évidemment pas choisi Moïse au hasard, puisque tout est par Lui calculé :

Par son frère et sa sœur, Moïse connaissait le sens de la fraternité figurative, ayant été

Séparé de son frère et de sa sœur, quand il était bébé,

N’ayant ainsi pas grandi, i.e. n’ayant pas été élevé

Entouré des siens, qu’il devait ensuite libérer,

En se faisant répondre de bien vouloir expliquer :

 

« Pour qui Moïse se prenait ? »

 

Combien de fois Moïse a-t-il roulé des yeux, d’incrédulité ? Seuls Dieu et lui savaient.

[...]

 

***

 

Pour encourager à repentir du fait de s'être naturellement autopréservé.e,

Pour ouvrir des voies comme des idées pour imaginer comment aider

Avant de prier Dieu et les autres de bien vouloir nous aider.


***

Signé :

🌻 Savato Kiriako 🌻

 💘

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