La gouvernance légitime
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La gouvernance légitime
Une approche tripartite à la recherche des fondements de l’exercice du pouvoir sans abus

🕊️ Projet exploratoire n'engageant que 🕊️
Sarah Catherine Megas, pour l'audace, assistée de Savato Kiriako, pour le choix des mots
Α - De l’esprit critique enseigné à ceux qui apprennent
les filons de l’administration et des affaires,
suivi d’exercices de renforcement musculaire,
à administrer une fois qu’ils les tiennent, les rênes
On leur inculque qu’ils en sortiront outillés comme pas deux. On leur dit qu’ils pourront entreprendre tout ce qui leur chante, générer tout ce qui les fait vibrer et gérer tout ce qui les fait rêver : les autres, les choses, les machines... Les projets ne manquent pas !
Ils en sortent fiers, et ils ont bien raison !
On leur apprend les rouages. On leur dévoile tous les secrets. Si on veut qu’ils les utilisent ensuite à bon escient, il est impératif qu’ils sachent non seulement reconnaître le faux, mais surtout le distinguer du vrai. Dans ce dilemme, il est essentiel qu’on dédramatise le fait que dans une situation donnée, on ne pourra peut-être jamais vraiment savoir, mais qu’on doit quand-même décider. Alors, on décidera au mieux, ce qui est déjà bien. Après tout, dans la vie comme en affaires, on fait bien c’qu’on peut !
Si leur rapport à la confiance et à l’intuition est embué, nous passerons par les arts pour leur rappeler les chemins de leur cœur. Puisque j’ai suivi mon premier cycle auprès d’une école de commerce classée parmi les meilleures (quant à la qualité de son enseignement et l’étendue de son influence), je sais tout ce que je lui dois, tout ce que j’y ai appris, toutes les âmes merveilleuses que j’y ai rencontrées, et toutes les portes que le seul fait d’en être sortie diplômée m’a ouvertes. Je sais aussi tout ce qu’on ne m’y a pas enseigné, ou à tout le moins, ce sur quoi on s’est gardé d’insister : l’esprit critique en fait partie.
🕊️ Sky is the limit ! C’est peut-être ça, l’enjeu contemporain qu’il convient d’adresser. 🕊️

Β - Un retour aux principes et un décloisonnement
pour ceux qui font la pluie et le beau temps
J’ai nommé les juristes, évidemment ! Ils sont partout, ils touchent à tout. La gouvernance leur appartient. Le monde aussi ! Ils sont habiles et ambitieux. Autour du pouvoir et de ses symboles, on y retrouve une marée de juristes bien étonnante : les plus grands et les plus mauvais ! Ils sont tous là, réunis ! Ils nagent ensemble et se détestent. C’est évident, mais encore faut-il savoir les distinguer.
Les juristes ne font pas qu’apprendre les lois.
C’est la fabrique du droit qu’on leur enseigne. Tous les outils de Thémis : en veux-tu, en voilà ! On leur dit : « Vous les prenez, vous en faites ce que vous voulez ! Vous les maniez, vous les brandissez, vous en inventez d’autres… le droit est à vous, c’est vous qui savez ! ». On dit même à un petit groupe de privilégiés que s’ils passent certaines épreuves ils seront ensuite les seuls à avoir le droit d’interpréter le droit.
🕊️ N’est-ce pas là le pouvoir le plus sacré ? 🕊️

Le problème, c’est qu’autant de pouvoir peut facilement monter à la tête. Montesquieu l’a écrit, ça remonte à 1758 ! Et pourtant, le principe de la séparation des pouvoirs est bafoué en toute impunité. Ce principe est placardé dans toutes les constitutions démocratiques. On le place au sommet de la hiérarchie des normes. Dès lors, en théorie, personne n’a le droit d’y déroger. Et pourtant, dans la vraie vie, ce principe est ignoré au quotidien, dans toutes les industries et à tous les niveaux.
C’est de notre ignorance (collective et individuelle) face à cette injustice que les mauvais juristes bénéficient le plus. Il n’y a personne pour les arrêter : ils s’en mettent plein les poches et ils nous mangent la laine sur le dos ! J’en profite donc pour rappeler ici ce que Montesquieu a dit :
« C'est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser : il va jusqu'à ce qu'il trouve des limites. Qui le dirait ? La vertu même a besoin de limites. Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ».

C’est valide pour nos institutions, ça l’est évidemment aussi pour l’exercice de l’autorité au niveau le plus microscopique de nos interactions. Ce sont les enjeux sociétaux que je souhaite apaiser : je m’intéresse donc à la société dans toutes ses sphères et à toutes ses échelles.
Cela passera par le renforcement des liens et l’augmentation des interactions entre les grands juristes de notre époque. Ils ont tous commencé leur cheminement en partant des mêmes rêves : ceux des attributs de Thémis. Malheureusement, ils ont eu vite fait de déchanter ! Car voilà, les juristes se séparent dès la première année ! La complexité du droit force une hyperspécialisation par laquelle les débats et les échanges se stérilisent à une vitesse exponentielle.
Aucune profession, aucun corps de métier, ne me semble avoir aujourd’hui besoin de plus d’interdisciplinarité que le microcosme ultra influent des juristes de notre temps.

Le timing est parfait : il est évident qu’il ne s’agit pas (et qu’il n’a jamais s’agit) d’apprendre par cœur et de régurgiter la loi ; les dernières avancées ne font que nous le rappeler. Nos juristes sont nos gardiens de la paix, nos experts en pouvoir, si et seulement s’ils n’oublient jamais l’étendue de tout ce qu’ils ne savent pas. Rien de tel qu’un bon débat en guise de piqûre de rappel.
Puisque j’ai fait mon droit à l’école française d’esprit critique, dont j’ai même gradué avec la meilleure note de ma classe à l’épreuve redoutée par certains (et vénérée par moi) du Grand Oral, j’ai la prétention de dire que je sais non seulement de quoi je parle mais aussi ce qu’il nous reste à faire.
J’en débattrai volontiers avec qui veut. Si c’est avec un juriste, c’est encore mieux !

J’ai aussi eu 18 au bac en philo, d’où ma mention Très Bien. J’étais la seule de mon lycée à l’obtenir dans feu la catégorie « économique et social ». Commencer par l’épreuve de philosophie m’a donné des ailes pour la suite. Je peux me la péter : avec (puis grâce) à cette mention, j’ai défié tous les pronostics de reproduction sociale !
Alors, j’ai bien l’intention de faire quelque chose de grand avec ces dons (dont je n’ai fait qu’hériter) et l’ensemble des sagesses que je retiens de l’éducation que j’ai reçue.
Faire honneur à mes Alma Maters : rien ne me rendrait plus fière !



Visual and additional context :


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