La force tranquille du tissé-serré Made in Québec, à la rescousse du déclin de l’empire chrétien ?
Objectif :
Replacer le divin dans le cœur des relations de travail et d’affaires, pour espérer revenir à l’équilibre de l’équipage du Mayflower, tel que calculé par les souscripteurs au départ de la traversée (1620) et scellé par les plumes du Mayflower Compact à l’arrivée, sur les rives de Cape Cod, dans l’actuel Massachusetts, et appliquer le raisonnement au tissé-serré contemporain Made in Québec, dans sa force tranquille, telle est l’essence d'une théorie qui pourrait valoir la peine d'être explorée à defaut de quoi elle sera oubliée.
Bibliographie sommaire :
1) Against the Gods : The Remarkable Story of Risk, by Peter L. Bernstein
2) The Mayflower Compact, signed November 11, 1620
3) Story of a soul, the autobiography of St. Thérèse of Lisieux, translated from the original manuscripts by John Clarke
4) La pluralité religieuse au Québec, sous la direction de Deirdre Meintel, Les Presses de l’Université de Montréal, 2022
5) Dossier #41231 devant la Cour Suprême du Canada
Sommaire exécutif :
Entre le livre de Peter L. Bernstein et le dossier #41231, l’analyse portera sur les écrits de Sainte Thérèse de Lisieux et la façon dont ils ont été transposés à la société québécoise, à compter de sa béatification (1923) et sa canonisation (1925) jusqu’à la Révolution Tranquille, soit jusqu’à la fin de la Grande Noirceur (1959).
De prime abord, le coup de disgrâce que représente le dossier #41231 semble avoir été donné par un CPA, CA doublement diplômé d’HEC Montréal (BAA + MBA), avec son cabinet et la machine gouvernementale du Québec, telle qu’instruite et dirigée par le premier ministre du Québec.
Par les travaux de recherche ainsi débutés, la brillante idée consiste à espérer contribuer à dépassionner les débats pour que la figure de M. Legault ne devienne pas celle de Néron.
Moins d’agitation autour des noms, plus de sérénité dans les conversations.
Moins de honte au travail, plus de paix à la maison, de générations en générations.
La tendresse au Québec, aperçu sommaire :
Peut-on vivre sans tendresse ?
L’histoire répond : Non.
La science répond : Non.
L’art répond : Non.
L’expérience, la raison, le gros bon sens, s’accordent : Non, on ne peut pas vivre sans tendresse.
La tendresse est-elle innée ?
La science l’a démontré : Non, si elle l’était, elle aurait émané comme par magie au sein de cette génération sacrifiée.
La science l’a expliqué : Avant de pouvoir être tendre avec les autres, il faut savoir être tendre avec soi-même.
Dès lors, si l’on ne peut vivre sans tendresse, et que celle-ci n’est pas innée, à quoi ressemble la vie de celles et ceux qui n’ont pas connu la tendresse, soit qu’elle ne leur ait pas été inculquée, soit qu’elle n’ait pas croisé leur route ?
Daniel Balavoine dépeint la scène, dès 1985, avec Sauver l’amour :
« Partir effacer sur le Gange, la douleur
Pouvoir parler à un ange, en douceur
Lui montrer la blessure étrange, la douleur
D'un homme qui voudrait trouver, en douceur
Au fond de lui un reste de lueur
L'espoir de voir enfin un jour un monde meilleur »
Enregistrée 6 mois avant sa mort, Daniel Balavoine n’aura pas eu l’opportunité de faire la promotion de cette chanson pourtant providentielle, laquelle démontre que l’exile comme l’ennui générèrent la même frustration, quand la tendresse n’y est pas : douleur, douceur, douleur, douceur, lueur…
Y’a-t-il de la tendresse au Québec ? Certainement. Les proportions pourraient être quantifiées, mais voilà, le Québec, c’est joli et c’est du monde ben sympa, et c’est aussi :
- Une société qui a connu humiliation sur humiliation, qui en a honte, depuis des générations
- Une société qui connait un boom démographique, exclusivement par l’immigration
- Une société où caporal rime avec banal (1984) et où Polytechnique rime avec tragique (1989)
- Une société appelée par l’Église et le gouvernement à faire 10+ bébés par femme jadis, dont la fécondité a atteint en 2024 un seuil historiquement bas, à 1,33.
- Une société dont 60 % des 2 400+ aînés ayant répondu à l’appel de Janette Bertrand, sommité du tissé-serré éclairé du Québec, de leur conter leur histoire du Québec, sans s’farder de préjugés ni s’enfarger dans les fleurs du tapis, ont décrit un père alcoolique.
Voilà pourquoi, quelqu'un.e pourrait se dire : "Allezhop, pourquoi pas ! j’aimerais « [chercher] pour ceux, qui sont [encabanés] chez eux, et qui ont dans leurs yeux, quelque chose qui fait mal, qui fait mal » car les portes qui claquent le font en faisant mal. Pour vrai : Même quand c'est aux portes de l'enfer qu'on demande à entrer, ça fait mal de se faire claquer la porte au nez, pour vrai.

Hypothèse (question de recherche) :
La société québécoise dispose de toutes les cartes et d’un potentiel indéniable quant à son territoire[1] face au choix qui s’impose : deviendra-t-elle l’Allemagne du IIIe Reich, ou l’oasis de paix qu’était La Mecque au temps de Khadija et Mahomet ?
Cette hypothèse tient au fait que l’espoir est toujours plus fort que la peur, et que dès lors, la balance penche en faveur d’un Québec sachant allier sa force tranquille, sa capacité à faire famille et son sens des affaires, au sens de la diplomatie par lequel un ordre supérieur, fidèle au message du Christ, l’emportera sur l’hubris des hommes en quête de conquêtes et de domination.
La force tranquille du tissé-serré Made in Québec, à la rescousse du déclin de l’empire chrétien ?
Force est cependant d’admettre que le Québec ne s’oriente pas dans cette direction, puisque la seule mention de La Mecque dans cette introduction suffira à faire sortir de leurs gonds une floquée d’hommes et de femmes allégrement soumis, comme au temps de Duplessis, au gros n’importe quoi qui les entoure, qu’ils regardent derrière les couches de siècles de peaux de saucissons diverses et indolores que le Québécois s’est appliqué, de père en fils depuis des générations, à se coudre et se placer, comme un grand, de lui-même et gaiment, sur les yeux, en bon enfant de chœur qu’il était, puisqu’il est bien élevé et a pris son trou, comme on dirait, soit son temps, comme une éternité, à se réveiller face aux abus, de l’Église catholique et de l’impérialisme anglais, notamment.
L’histoire raconte qu’il a fallu que la Québécoise entende parler du destin d’une petite cendrillon nommée Aurore, pure laine de surcroit, qui n’a pas rencontré son prince mais plutôt fini par mourir comme une chienne à 10 ans dans l’indifférence de sa famille, notamment sous les coups de son père, pour qu’elle allume et se dise qu’il était temps de dire au Québécois qu’elle en avait plein son casque du gros n’importe quoi. On en a fait une pièce de théâtre l’année suivant sa mort (1920), et le Québécois comme la Québécoise ont ensuite pris quatre autres décennies avant de se réveiller, tranquillement et poliment, à partir des années 1960, ce qui remonte à pas si longtemps, à l’échelle de l’histoire de l’humanité, mais qui pourrait, pour la société québécoise qui aime avancer sans s’presser, se révéler être un timing parfait, soit ni trop vite ni pas assez, ni trop tard ni trop tôt, pour qu’on puisse enfin parler de Jésus et de Mahomet, dans la sérénité et la compassion, et de l’identité québécoise, avec révérence et raison.
Le sujet est délicat : comme Gilles Vigneault nous le démontre dans la subtilité de sa poésie et l’étendue de son œuvre, notamment par son triptyque Jack Monoloy (1962), Les Gens de mon pays (1965), et I went to the market (1976), le réveil fait mal, pas peu près, et touche la majeure partie de la société québécoise contemporaine, dont 72 % est de troisième génération, laquelle se serait bien passée de vivre les traumas qu’elle a subis et perpétrés, étant la première victime des abus intergénérationnels que l'espoir voudrait contribuer non pas à pointer, mais bien plutôt à dépasser, sans pour autant nier leur existence, comme on l'apprend aux enfants, notamment par l’éducation, et aux adultes, notamment par l'accueil et l’encadrement.





[1] e.g. Le Québec, c’est 0,11% de la population mondiale assise sur 3% des réserves d’eau potable, soit un rapport de force phénoménal quant à la ressource la plus sacrée, s’il en est une, dans la survie de l’humanité, d’après toutes les religions et traditions qui se sont penchées sur la question.
Concrètement, ça veut dire quoi ?
Montréal, la ville aux cent clochers, convertit ses églises en salles de spectacles. Le show en vaut la chandelle, et l’acoustique est à tomber, à ce qu’il parait. Certains fantômes s’y baladent, mais à chaque pot son couvercle : il y a un marché et des acheteurs, même pour les églises hantées ! Les Québécois continuent de sacrer ; certains diraient qu’ils sont en tabarouette, d’autres affirmeraient qu’ils en ont plein leur casque, i.e. qu’ils sont tannés, notamment, d’entendre parler de Jésus par du monde ayant, semble-t-il, oublié l’essence du message du Messie. Dieu est Amour, c’est ce que Jésus et Mahomet ont martelé, et pourtant, deux milles et mille cinq cents ans (et des poussières) plus tard, respectivement, sur le territoire jamais cédé et allègrement occupé par les Québécois et leurs alliés, la discorde, l’exclusion et l’infamie, pour ne citer qu’elles, continuent de pulluler.
L’hérésie se métastase et s’est concrétisée, au nom de Jésus, par l’Église catholique, majoritairement, suivie d’une laïcité brandie comme la panacée face à la crise identitaire d’un peuple profondément enraciné dans des valeurs chrétiennes et incapable de se l’avouer. Icitte, le monde est fru, faq y’est rendu tanné du Christ : on vient de découvrir une autre fosse d’enfants, une amie partage les relents de la thérapie de conversion qu’elle comprend avoir subi, v’la ben plus d’une décennie, pendant qu’un bon chum explique comment le prêtre l’a tripoté, quand y’était gamin, qu’il l’a dénoncé, pis que c’est lui qu’on a viré de la paroisse, le gamin, pas le curé. Pognés dans cet inextricable et pitoyable capharnaüm, on n’arrive plus à croire, faq on n’y croit pas et on ne croit plus en Jésus, qu’on n’aime pu, mais comme au Québec, on se révolutionne tranquillement, on avale les couleuvres des abus en fuyant, soit en se taisant, en se recroquevillant et en s’isolant.
Les églises se vident tranquillement et l’hémorragie quête son tourniquet, désespérément. En 2026, on peut affirmer sans se tromper qu’elles sont déjà vides et ce, depuis un sacré bout d’temps. On pourrait se dire qu’il était temps. À chaque empire son déclin : aux Romains comme aux Chrétiens ! On peut penser ça, si on n’a pas la foi. Mais voilà : la majorité de l’humanité continue de croire. Que le Québec et ses alliés se fassent à l’idée, ou préfèrent faire comme si de rien n’était, le fait est que plus de la moitié des êtres humains croient en Dieu, i.e. sont monothéistes, et que pendant que certains font l’autruche en français, d’autres remercient en priant les deux messies chargés par Dieu de sceller la discorde générée par Sarah et Agar, il y a de cela plus de quatre millénaires. S’il est une querelle qu’il est temps de dépasser, c’est celle qui ne les concernait qu’elles deux, et, pognés au milieu, Abraham et ses fils, séparés, désemparés, n’ayant pourtant cessé de s’aimer et d’avoir la foi.
Au nom d’Abraham, d’Ismaël et d’Isaac, il se pourrait qu’au Québec on ait trouvé, par la force tranquille, incarnée divinement par René Angelil, Maman Dion, Gilles Vigneault, Janette Bertrand et Wajdi Mouawad, pour ne citer qu’eux, pour commencer, une réponse à la fois aimante et raisonnée, soit du Jésus et du Mahomet tout craché, au déclin de l’empire chrétien, passant par le tissé-serré Made in Quebec, s’il-vous-plaît.
C’est du moins ce que cette théorie pourrait démontrer, si Dieu le veut, soit, principalement, si l’encadrement prodigué par le monde à même de critiquer la théorie et de lui répondre "que ni-ni !" se montre à la hauteur de l’enjeu : le déclin d’un empire, ce n’est pas rien. L’histoire rescelle d’exemples de déclins ayant tournés au vinaigre, mais ce n’est pas une fatalité. On le sait : impossible n’est pas français ! Au demeurant, avec intelligence et patience, le raisin tourne en bon vin, pas en vinaigre, si on a le savoir-faire et qu’on y met son cœur. Alors, puisque l’audace raisonnée bienveillante, c’était la marque de fabrique des intellectuels dont la postérité sait parfois se rappeler alors pourtant que leurs contemporains d'eux se moquaient, comme [liste futile à dresser], les probabilités sont encourageantes.
Et alors ? Why should we care?
La question de la laïcité au Québec est traitée séparément de celle des abus des figures d’autorité au travail, à la maison, dans le public, le privé, le Québec inc., les organismes à but non lucratif, et dans toutes les sphères où s’applique « la gouvernance », soit l’exercice d’un pouvoir d’autorité.
Un abus de pouvoir est un abus de pouvoir est un abus de pouvoir.
Les mêmes dynamiques sont à l’œuvre au sein et en-dehors de l’Église catholique. Les abus de pouvoir perpétrés quotidiennement et impunément « au travail », soit dans une sphère quasiment entièrement sécularisée, laissent les Québécois et Québécoises pantois.es et peu enclin.es à se soucier du sort de leurs voisin.es.
On s’indigne d’exactions à l’échelle internationale, et on dort au gaz à la maison.






Méthodes de recherche pour couvrir ce vide :
[à compléter]
Contributions espérées :
S'incruster, tout compte fait, au tissé-serré du Québec, et tenir des discussions avec du monde, notamment avec Catherine Dorion, à qui ce serait l'fun de parler de Joseph, ainsi qu'avec Joseph Facal, à qui ce serait important de parler de Catherine.
Sans s'chicaner.

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Sarah Catherine Megas