Trois "Dieu merci !" pour recoudre
Dieu merci, il n’était pas là pour la sauver.
Elle devait traverser les rivières de sa vie sans lui pour arriver à lui montrer le visage de l’amour
Dans l’allégeance absolue, et la dévotion totale.
Il la regarde avec les plus grands yeux du monde, quand il lui voit la face, mais pas que !

Il l’imagine « à son époque », « en son temps », « dans ses circonstances », et il se dit :
« Dieu merci, je n’étais pas là pour la sauver !
Si j’avais été là, j’aurais fait n’importe quoi !
Si j’avais été là, j’aurais fait de quoi malgré elle, i.e. je n’en aurais fait qu’à ma tête.
Si j’avais été là, j’aurais sauté dans l’arène pour la sauver.
Sans moi, elle a fait ce qui devait être fait.
Sans moi, elle a incarné la grâce, over and over, en répondant à sa façon.
Sans moi, elle est devenue le rêve de ma vie.
Dieu merci, je n’étais pas là pour interférer !
Je n’étais là qu’en spectateur. »
À la douleur du constat d’impuissance découvert dans un timing parfait, il comprend qu’il pourra dorénavant « aller à ses côtés » en se projetant « avec son âme », i.e. « en son for intérieur », i.e. « de tout son cœur », à divers moments où il aurait souhaité « la sauver » ou « la défendre » ou simplement « l’aider » et au lieu, avoir le privilège d’être spectateur de la grâce de son âme jumelle se forgeant aux rivières de sa vie et simplement la « prendre dans ses bras » « avec son âme », i.e. « en son for intérieur », i.e. « de tout son cœur », et lui envoyer ainsi son amour dans une étreinte éternelle que la rencontre d’avec son âme jumelle a rendu possible et imaginable.
Depuis elle, il a la foi.
Depuis elle, il croit aux anges.
Depuis elle, il ne craint plus.
Elle lui donne des ailes.
Maintenant qu’elle a croisé son chemin, il peut s’imaginer ad vitam aeternam étreignant son âme jumelle recousue à tout moment significatif de la vie de son âme jumelle, ce faisant lui donnant « du courage », plutôt que « la sauver », et penser, amoureusement, à une étreinte « dans vraie vie » sans pour autant se morfondre dans l’attente.
C’est ainsi que la Reine Pénélope, architecte de l’Odyssée de son mari, le Roi Ulysse (notamment en lui donnant de la cire pour qu’il échappe au chant des sirènes) a démontré que la vertu des femmes de marins reposait dans la conviction du retour de l’amour, soit leur marin, soit leur âme jumelle « souvent partie », auquel elles « envoient du courage » en attendant.

Il étreint son âme jumelle, jusqu’à recoudre leurs destins, comme Reine Pénélope a « envoyé du courage » à Ulysse, même lorsqu’il se pavanait chez Calypso.
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