« Madame, pourquoi aller à l'université ? »

« Madame, pourquoi aller à l'université ? »

À 18 ans, j'aurais répondu, avec passion :

1) Merci de m'appeler madame, ça me fait ressentir "que du bon".

2) Aller à l'université, c'est pour apprendre "les filons".

3) Aller à l'université, c'est nouer "des relations".


À 25 ans, j'aurais répondu, avec conviction :

1) Un premier cycle, c'est bien, mais ce qui est encore plus mieux, c'est un second.

2) Aller à l'université, c'est pour apprendre à encadrer "les filons".

3) Aller à l'université, c'est tisser sans s'emmêler dans "les relations".


À 38 ans, je réponds, sans passion ni conviction :

Aujourd'hui, force est de constater, que l'université, c'est d'abord et avant tout l'occasion

De passer du bon temps en charmante compagnie, de se faire des ZAMI, c'est d'adon

Car en l'état actuel des choses, ben des plateformes révèlent les filons pis les relations


Ce à quoi un jeunot ou une jeunette me répondrait :

« Mais Madame, des ZAMI, on peut aussi s'en faire en colonie !

Mais Madame, des ZAMI, au bar et à l'armée il y en a aussi !

Mais Madame, des ZAMI, c'est-tu assez pour l'Uni ? »


Ce à quoi je dirais :

« Me semble que t'as compris. »



Pour répondre à la question :

« Pourquoi aller à l’université ? »

On peut choisir de se concentrer

Sur l’un ou l’autre des deux côtés

De la question.

 

Le premier côté cherche à déterminer pourquoi aller à l’université,

Le côté qui l’a précédé a cherché à déterminer pourquoi créer une université.

 

Avant de demander pourquoi aller

Quelque part, comme un lieu qui a été

Créé non pas par Dieu, naturellement,

Mais par l’humanité, progressivement,

Il importe de ne jamais cesser

De poser d’abord et avant tout la question du côté

Visant notamment à vérifier la pertinence de la sacralité présentée

Du lieu, comme par exemple, une université, autour duquel, par le passé,

Il a été déterminé qu’il serait judicieux d’y inviter

Toutes sortes de personnes pour participer

À l’émulation espérée au cœur d’une université.

 

L’essence de la question à poser en priorité

Relève ainsi de la vérification de l’actualité de l’université,

Soit l’analyse de la concordance entre le sens à donner

Et le sens à retirer de l’idée jadis véhiculée

Qu’il serait judicieux d’aller à l’université

Au point d’avoir incité

Assez d’êtres humains précédemment incarnés

Pour que ces êtres humains demandent que soit créée

Une université.

 

Si la question peut sembler banale, elle est d’autant plus fondamentale à décortiquer.

 

Tout ce qui tient d’une évidence, d’après les savoirs populaires, sans pour autant avoir été

Explicitement ordonné par Dieu qui seul crée,

Mérite que se pose la question de déterminer :

Pourquoi l’humanité a-t-elle cherché à créer ?

 

En l’occurrence, lors de la création des universités :

Pourquoi a-t-on commencé à se rassembler, pour ensemble étudier ?

Quelle pertinence accorder au maître et aux maîtresses, d’école comme d’université ?

Sans personne pour venir l’écouter enseigner, la personne occupant le siège par lequel inculquer :

A-t-elle encore une raison d’enseigner ?

A-t-elle encore un espoir d’inculquer ?

A-t-elle encore une sagesse à partager ?

 

Pourquoi ? Parce que ? Et alors ?

 

On peut ainsi commencer par un maître qui n’a pas été écouté

Et qui pourtant a continué d’enseigner.

 

Ce maître n’était non seulement pas écouté,

Mais, si le fait de ne pas être écouté n'était pas déjà assez,

Lorsqu’une personne prenait le temps d’entendre son message, elle paniquait et retournait

Contre le maître des torrents de peur et d’aigreur à la réalisation de la teneur

Du message enseigné...

 

Cet homme cherchant à enseigner n’avait ainsi non seulement personne pour l’écouter,

Mais il avait aussi (si ce n’est surtout) la fâcheuse manie d’être puni pour la teneur des idées

Que cet homme s’efforçait de partager dans l’espoir de les enseigner.

 

Parmi les punitions infligées à cet homme, on retrouve l’emprisonnement et la déportation.

Plusieurs fois laissé pour mort, il avait, à intervalles réguliers, été sauvé par la grâce.

Après avoir été sauvé par la grâce, cet homme se lamentait.

Il avait, comme qui dirait, la rate au court-bouillon.

Il restait en boule, pleurait et priait, non pas d’être écouté, ni même d’être sauvé.

Quand il se remettait des évènements traumatiques qu’il traversait

Notamment à force de se faire laisser pour mort pour ce qu’il disait et tentait d’enseigner,

Cet homme priait Dieu de bien vouloir considérer

Exercer sa miséricorde (soit d’accueillir MALGRÉ LES PÊCHERS et de les pardonner)

Envers les incarnations de l’humanité

Qui l’entouraient, i.e. celles et ceux qui l’ostracisaient, le traumatisaient,

Le laissaient pour mort à intervalles réguliers,

En s’offusquant des messages qu’il tentait d’enseigner.

 

Que cet homme ainsi persécuté ait trouvé le courage de persévérer

Entouré d’une telle adversité s’opposant à l’idée de le laisser enseigner,

Cela relève du miracle, puisque cet homme a ainsi défié, par sa ténacité,

Tous les pronostiques jouant en sa défaveur au regard des réactions passées

Par ses contemporains et contemporaines outré.es et affolé.es

D’entrevoir de quoi qui leur faisait peur quand il tentait d’enseigner.

 

S’il ne s’agissait alors que d’un exploit individuel :

« Cet homme était vachement persévérant ! Respect, franchement… »

Alors, il n’y aurait pas grande leçon à tirer de l’enseignement

Que cet homme a passé sa vie à incarner.

 

Avant d’être persévérant, cet homme s’en était remis

Intégralement, fondamentalement, irrévocablement à Dieu.

 

À chaque hésitation, cet homme a prié Dieu de lui donner

Non pas le courage de persévérer,

Mais de bonnes raisons de tâcher

De continuer de trouver des façons pour véhiculer

Ses leçons consistant principalement à répéter

Et amplifier des interprétations fondées et sensées

Des raisons, notamment, pour lesquelles la colère de Dieu est déclenchée

Contre l’humanité faisant fi de ses 10 Commandements, ce qui,

Au temps de Jeremiah, était la seule source sommaire de loi proposée

Par les descendants d’Abraham au reste de leurs cités.

 

La Septante (ou Septuagint) n’avait pas encore été rassemblée,

Ce faisant laissant Jeremiah dans une certaine difficulté

Entourant notamment l’usage de la langue pour inculquer.


En effet,

Pour comprendre ce qui est enseigné,

Encore faut-il comprendre la langue utilisée pour enseigner.

Entre l'hébreu et l'araméen, c'était au moins 

Depuis Jacob et son beau-père, un tantinet

Compliqué...


La majorité de l'Ancien Testament est écrite en hébreu,

Quelques passages par-ci par-là sont écrits en araméen.


L'hébreu est une langue parlée depuis plusieurs milliers d'années

Par le peuple élu par Dieu depuis plusieurs milliers d'années,

Tandis que l'araméen était, à l'époque de Jeremiah considérée

Comme une langue universelle, i.e. vivante et parlée,

Qu'un grand nombre de personnes comprenaient.


Bien des siècles avant Jeremiah, l'araméen était parlé

Par le beau-père de Jacob, appelé :

Laban the Aramean @ GENESIS 31:24.

Jeremiah comprenait l'hébreu

Et tentait de convaincre ses contemporaines et ses contemporains

En hébreu et en araméen

Les ordres de Dieu, consignés en hébreu.


Voilà qui ajoutait une certaine dose de difficulté à être écouté...

[...]

Les enseignements de Jeremiah ont survécu à son décès

Et ont été conservés avec précaution salutaire et sacrée

Pour permettre, notamment, à son message de demeurer

Au cœur de l’humanité, éclairant, ce faisant, la postérité,

Soient les incarnations de l’humanité n’ayant pas croisé

Jeremiah à l’époque où Jeremiah était persécuté

Alors qu’il tentait d’inculquer en enseignant pour rappeler

L’essence des Commandements par Dieu ordonnés.

 

Le cœur des enseignements de Jeremiah est passé dans la postérité

Grâce au travail d’archives d’hommes et de femmes suivant

Jeremiah, qui, sans jamais ne l’avoir rencontré, ont décidé,

Qu’il convenait d’enseigner son histoire, pour (notamment) inculquer :

 

Pourquoi espérer qu’il existe un lieu assez sacré

Pour permettre qu’une personne tâche de rappeler

Des sagesses remontant aux origines de l’humanité,

Sans pour autant s’en faire ostraciser,

Sans pour autant s’en faire persécuter,

Et certainement sans pour autant s’en faire tuer ?


Plutôt que de chercher une raison d’être à la question d’aller à l’université,

Il convient donc de remonter au cœur de l’humanité, et de se demander :

 

Pourquoi des gens n’ayant jamais connu Jeremiah ont pensé

Qu’il convenait de continuer de tenter d’inculquer

Les leçons pour lesquelles Jeremiah fut persécuté ?

 


Quelques générations avant Jeremiah, Isaiah avait lui aussi tenté

D’inculquer à ses contemporaines et ses contemporains ses idées,

Consistant à rappeler ce que Dieu avait ordonné à l'humanité

Sans omettre tout ce que l'humanité faisait qui Le fâchait (i.e. les pêchers).


Les contemporaines et les contemporains d'Isaiah n'ont pas plus apprécié

Que celles et ceux de Jeremiah, la piqûre de rappel du concept de pêcher.


Ainsi,

Quelques générations avant Jeremiah, Isaiah avait lui aussi été

Persécuté par ses contemporaines et ses contemporains pour les idées

Qu’il tentait d’inculquer.

 

Sept siècles après la mort d’Isaiah, un autre maître tentant d’enseigner,

A rappelé la mémoire d’Isaiah, notamment pour appuyer afin d’insister et souligner

Le fait que la mémoire d’Isaiah n’était pas plus sacrée que celle de Jeremiah

Ou celle de Micah, lequel tentait d’enseigner les mêmes idées que Jeremiah,

Dans des circonstances contemporaines, analogues et complémentaires à celles de Jeremiah.

 

En effet,

Jésus Christ,

i.e.

Le maître arrivé sept siècles après la mort d’Isaiah et de Micah,

Soient environs six siècles avant la naissance de Jeremiah,

Lequel est né environs un siècle après la mort d’Isaiah et de Micah,

S’est référé aux enseignements d’Isaiah pour tenter de rappeler

Lui aussi l’essence du message de Dieu, dont il est

Le seul fils (de Dieu) envoyé par Dieu pour offrir à l’humanité

L’espoir de croire en Sa miséricorde après avoir passé

Une période sincère durant laquelle tacher de se rappeler

L’essence de Ses Commandements, pour analyser :


Si l’homme ou la femme ont fait & pensé des affaires constituant des pêchers

Auquel cas le maître arrivé sept siècles après la mort d’Isaiah et de Micah

Insiste sur la possibilité d’en repentir et d’en être pardonné

&

 Sur l’importance de garder en tête de prime abord le premier

Des Dix Commandements, et qu’après le premier,

S’il devait n’y en avoir qu’un seul autre, ce serait de commencer

Par ne pas faire aux autres ce qu’on ne voudrait pas voir nous arriver,

 

Comme par exemple :

 

Être persécuté pour ses idées, et être ainsi privé

D’un espace d’échange d’idées assez sacré

Pour permettre aux personnes présentes d’échanger

Leurs idées, leurs craintes, et leurs espoirs au sujet,

Par exemple, de la sacralité du tout premier

Des Dix Commandements par Dieu ordonnés.

 

Jeremiah martelait ce commandement en dénonçant la vénération des idoles.

Micah s’égosillait principalement autour de la question du jugement,

Soit l’exercice du pouvoir de juger exercé par certaines portions de l’humanité.

Un thème névralgique pour Isaiah était celui de l’octroi de temps de repos aux personnes placées

En position d’exécuter sans faculté d’exercer la moindre contrainte en vertu d’une autorité à juger.

 

Aller à l’université pour être exposé.e

Aux enseignements d’Isaiah, de Micah et de Jeremiah,

C’est par exemple l’opportunité d’apprendre à considérer :

 

Le sort et l’intégrité de la personne exécutant, à garder à cœur et à honorer.

 

Les vertus nécessaires pour oser brandir le pouvoir de juger sans l’accaparer.

 

La tendance risible, consubstantielle et en tout temps exécrée

Par Dieu qu’a l’humanité

De s’extasier du produit de ses mains, du fruit de ses pensées,

Du miracle de sa seule existence, i.e. « JE suis né.e ! »

Au point de vénérer toutes sortes d’idoles et de blasphémer.

 

À bientôt deux millénaires révolus suivant l’absolue dégénérescence de l’humanité représentée

Par la crucifixion du fils de Dieu tué pour avoir soi-disant blasphémé,

S’il est un endroit où l’humanité reste en droit d’espérer

Avoir le droit de se rencontrer,

D’échanger des points de vue, et d’apprendre à collaborer,

Pour ne jamais risquer de se laisser sombrer dans la dégénérescence de l’humanité

Telle que celle représentée par la mise à mort du fils de Dieu, calomnié, torturé, humilié,

Au point de mourir crucifié,

C’est encore aujourd’hui l’université.

 

Pourquoi l’université et non le parc, l’école, le club, le camp, ou l’armée ?

 

Au départ, Jésus Christ rassemblait les hommes et les femmes à qui il tentait d’inculquer

Toutes sortes de sagesses qu’il espérait enseigner, sur l’herbe, sur le sable, et autour d’un rocher.

 

Rapidement, à force de véhiculer ses idées, Jésus Christ a dû trouver une façon de s’isoler,

Sans pour autant disparaître des champs de perception des personnes venues l’écouter.

 

Il est alors monté dans une barque, alors que les personnes venues l’écouter

Restaient tranquillement assises sur le sable, pendant que Jésus Christ parlait.

 

Quand il était dans une barque pour enseigner, Jésus Christ ne risquait pas de se faire toucher.

C’était sa façon de prendre une certaine distance pour ne pas se faire achaler.

La distance qu’il plaçait ne lui procurait pas le moindre degré supplémentaire d’autorité.

Il s’agissait seulement pour Jésus Christ de s’éloigner assez pour qu’on arrête de le toucher,

Tout en restant assez près pour que sa voix puisse porter jusqu’aux oreilles venues l’écouter.

 

Avec le temps, après Jésus Christ, la position du maître envoyant ses idées

Tantôt à l’univers, tantôt aux personnes venues l’écouter, tantôt aux oreilles tenues de l’écouter,

N’a eu de cesse d’apparaître alléchante, i.e. d’être enviée et désirée,

Par celles et ceux qui souhaitaient d’abord et avant tout être vénéré.es.

 

(L’accaparation de la dévotion et de l’allégeance - formant ensemble l’art de vénérer -

Et un sujet FONDAMENTAL dont j’aurais l’goût d’vous parler

Pendant des heures, mais

Malheureusement, maintenant n’est pas le cœur du sujet)

 

Au temps de Jésus Christ, 

Soit lorsque Jésus Christ était en vie, dans cette réalité,

Dans son comportement, jamais Jésus Christ n’a cherché

À se placer dans une position d’autorité telle qu’il pouvait décréter

Toutes sortes de règles par lesquelles il imposait son autorité.

 

Bien au contraire, certain.es diraient !


 Quand une femme s’est permise de le frôler pour espérer être soignée,

Jésus Christ lui a répondu, sans s'fâcher,

Que la combinaison de sa foi en lui et de son repentir de son pêcher,

Suffisaient à ce qu’elle reparte en paix, i.e. que Jésus Christ non seulement lui offrait

Sa bénédiction,

Mais que cette femme pouvait également conserver la portion de Saint-Esprit qu’elle avait

Initialement volée.

Ref: Luke (8:40-48)

En l’occurrence,

Le fait de frôler Jésus Christ comme cette femme s’était permise de le toucher

Revenait tout bonnement à voler de Jésus Christ une portion du Saint Esprit qu’il transportait,

i.e.

C’était un vol très grave, puisqu’il s’agissait de voler LE PLUS SACRÉ :


Blasphème contre le fils de Dieu sera pardonné,

vs.

Blasphème contre le Saint-Esprit sera le plus durement sanctionné.

Ref: Matthew (12:22-32)

 

 Ainsi, même si le fait de rencontrer des personnes

Puis de côtoyer ces personnes, notamment en écoutant

Ce que ces personnes ont à raconter,

Dans un parc, notamment, ou dans n'importe quelle cité,

Serait tout aussi bienvenu que d’avoir l’opportunité

D’espérer rencontrer

Des personnes détentrices de sagesses présentes pour les partager

(comme s'il s'agissait d'avoir la chance de croiser

Des maîtres.ses CONTEMPORAIN.ES, pas encore décédé.es,

de l'ordre d’Isaiah, de Micah et de Jeremiah, voire de JC !)

 

L’enjeu de la préservation de l’intégrité physique de la personne placée en position d’inculquer

Sera rapidement soulevé, si l’on en croit les motivations ayant obligé Jésus Christ à embarquer

Pour s’éloigner juste assez des personnes venues l’écouter,

Parmi lesquelles certaines voulaient « seulement le frôler », « pour espérer être soignées ».


ref: Mark (3:7-12)

 

S’il a eu l’opportunité de propager plus d’une sagesse avant d’être crucifié,

Jésus Christ a tenu à souligner le fait que le centurion qui l’avait approché

Était de loin celui, parmi toutes les personnes à qui il avait jusqu’à lui tenté

D’inculquer l’essence de ses messages (parfois sans succès), dont il pouvait

 

Affirmer qu’il avait compris, et pas seulement à moitié.

 Ref: Matthew (8:5-13)


Qu’à fait ce centurion pour se mériter les félicitations de Jésus Christ ?

En quoi la question de centurion est-elle important à considérer

Quand se pose la question d’aller ou de ne pas aller

À l’université ?

 

Car Jésus Christ a proposé au centurion de le suivre chez lui pour l’aider,

i.e. Jésus Christ s’est dit prêt à apporter

Directement chez lui au centurion le Saint-Esprit qu’il transportait,

À l’exclusion des minutes que Jésus Christ pouvait passer à disséminer

Ses sagesses et le Saint-Esprit aux autres personnes venues l’écouter.

 

Jésus Christ a ainsi offert l’exclusivité au centurion,

De ce qu’il avait de plus précieux à offrir à l’humanité :

Chaque minute de sa vie, avant sa crucifixion, pour aider,

Tantôt à travers ses paroles, tantôt à travers son toucher,

Tantôt à travers tout ce qu’il incarnait et tentait d’enseigner.

 

À cette offre d’exclusivité, le centurion a répondu, embarrassé :

 

« Mon doux Jésus, non, jamais je n’oserais vous accaparer !

J’ai moi aussi du monde à qui je peux inculquer.

Je peux d’ailleurs contraindre ces personnes de ma seule volonté.

Jésus Christ est trop sacré pour passer le temps qu’il est prêt à consacrer

À satisfaire l’humble requête que je lui ai présentée.

Je m’en veux maintenant d’avoir osé demander.

Non, vraiment, Jésus, je suis navré : je dois refuser votre offre d’exclusivité.

Si vous vouliez bien m’expliquer comment aider

Je tâcherai d’inculquer à toutes les personnes placées

Sous mon autorité,

De s’inspirer de vos sagesses, de votre bonté, et de tout ce que mon doux Jésus sait incarner. »

 

Voilà la réponse paraphrasée du centurion à Jésus Christ, laissant le maître bouche-bée.

 

Alors que toutes les oreilles venues l’écouter,

Tous les yeux venus le regarder,

Et toutes les mains venues le toucher,

Ne semblaient avoir qu’une idée en tête : accaparer un peu du Saint-Esprit si divinement incarné,

Cet humble centurion avait compris qu’il s’agissait d’abord et avant tout de tenter

De cerner le cœur du message de Jésus Christ, puis de s’atteler à l’exécuter,

Notamment en pensant au fait qu’il faudrait

Faire comprendre le message à des personnes bornées,

À d’autres personnes dévouées, et à plus d’une personne simplement un peu paumée,

Comme l’équipe composant les troupes du centurion, à divers degrés.

 

Centurion avait pris le temps et la peine de contempler

L’ensemble des personnes sur lesquelles il exerçait un pouvoir d’autorité,

Et il savait l’importance de tâcher d’incarner les valeurs qu’on entend imposer

À celles et ceux sur qui ont est investi du pouvoir sacré d’ordonner.

 

Une fois Jésus Christ l’ayant félicité,

 Centurion s’est empressé de monter

À ses échelles, des universités.

 

« Propager ses sagesses : vous n’aviez pas entendu parler, »

 

Telle était la mission des regroupements de personnes diverses et variées

Composant, globalement, les personnes placées sous l’autorité

Ultime de Centurion, l’élève que Jésus Christ a tenu à féliciter.

 

Centurion, comme l’essentiel de ses armées et des personnes placées, in fine, sous son autorité,

N’avaient jamais entendu parler d’un messie qu’une frange dévouée et persécutée de l’humanité

S’égosillait à marteler et répéter qu’il serait envoyé, notamment pour sauver, ordonner et juger.

 

Jeremiah, Micah, Isaiah.

Ces noms ne disaient rien aux équipes de Centurion.

Daniel, circoncision, Septuagint.

Ces noms et ces termes n’avaient aucune signification

Pour les équipes de Centurion.

 

Voilà qui rendait la réponse de Centurion au maître Jésus Christ sacrée :

La réponse de Centurion n’était pas seulement humble et raisonnée,

La réponse de Centurion était avant tout dévouée.

 

Lorsqu’on

A le loisir d’accaparer le temps, l’attention et le Saint-Esprit

D’un maître du niveau de Jésus Christ,

Alors pourtant qu’on ne connait pas vraiment le concept de messie,

 Et qu’on gère, bon an mal an, un paquet d’affaires impliquant ben des gens

Sur lesquels on a le pouvoir d’exercer toutes sortes de contraintes, notamment

Pour leur ordonner de travailler (plus, mieux, plus rapidement, etc.),

Pour leur ordonner d’aller risquer leur intégrité pour défendre leur cité,

Pour décréter que le non-respect d’une consigne mérite d’être ostracisé,

 Et qu’alors que Jésus Christ nous offre l’exclusivité,

Sincèrement, de son temps et de son attention dévouée,

On lui répond qu’on est désolé de l’avoir importuné,

Et qu’on aimerait apprendre à inculquer

Et à incarner les sagesses qu’il est venu enseigner,

 

Alors, on

Conçoit fondamentalement qu'il faudra monter une université,

Car on voit les besoins de réunions, d’interactions, et de communications,

Qu’il conviendra d’organiser, d’encourager, et de protéger,

Dans l’espoir qu’aucune personne agissant en son nom (en l’occurrence, au nom de Centurion)

Ne soit de celles et ceux qui ont mené à la crucifixion de Jésus Christ, comme de son humiliation.

 

Centurion a emmené avec lui dans sa tombe l’essence des obstacles qu’il a rencontrés

Après avoir reçu le privilège d’être béni et félicité par Jésus Christ, pour répandre ses idées.

 

Puisqu’il avait compris l’essence du message en survolant les leçons,

Puisqu’il avait à cœur de se soucier de la santé des personnes placées sous son autorité,

Puisqu’il a indubitablement compris le conflit d’allégeance qui constamment l’envahissait

Quand il pensait aux ordres qu’on lui ordonnait d’ordonner,

Et qu’il repensait, avec révérence et humilité,

À cet instant béni où Jésus Christ était passé dans sa vie,

Il est tout à fait compréhensible, concevable, et acceptable d’imaginer que Centurion a pleuré :

 

En rêvant d’un lieu sacré tel une université, où Jésus Christ pourrait enseigner,

En ayant face à lui des scribes pour noter (plutôt que d’écrire dans le sable comme il le faisait),

En ayant du monde assurant la sécurité, en l’occurrence en empêchant quiconque d’achaler

Le maître ou les élèves et de leur reprocher l’effet généré par les leçons et les questions,

En ayant parfois l’opportunité et le temps de se faire aussi discret

Que petit centurion assis au fond, simplement venu écouter le maître enseigner ses leçons.

 

« Il aurait pu monter un club, me semble que ça aurait réglé la logistique et la sécurité, non ? »

 

Excellente question en « OUI/NON » !

 

En quoi l’université est-elle différente d’un club privé au sein duquel tout un chacun a loisir d’inviter, d’échanger, de tâcher d’inculquer toutes sortes de leçons dans la sérénité, i.e. sans enjeux principal entourant la question de la sécurité et de l’intégrité physique des personnes investies de l’autorité d’enseigner et l’intégrité physique et morale des personnes placées en position de subordination consistant en l’obligation d’écouter les messages et les leçons ?

 

En quoi l’université diffère-t-elle de l’école,

Tant primaire que secondaire,

Tant publique que privée,

Tant générale que spécialisée ?

 

En quoi les enseignements prodigués par les universités permettent l’avènement de sagesses plus riches et diversifiées que celles émanant de regroupements de personnes dévouées à une cause, comme par exemple : l’armée ?

 

Trois questions en « En quoi » pour donner trois angles d’approche à la question en OUI/NON.

 

Le film Dead Poets Society (1989) montre les limitations consubstantielles à toute organisation privée, même celles partant des plus nobles intentions. À la longue, parfois après des générations, souvent dès la première promotion, le club privé mettra l’emphase sur ses non.

Limiter l’entrée, de toutes sortes de façons.

Invoquer la sécurité, pour toutes sortes de raisons.

« C’est moi l’patron ! » « C’est moi qui décide ! » « C’est moi qui a raison ! »

« Si t’es pas content.e et que tu répands tes insatisfactions en plus de désobéir :

EXCOMMUNICATION ! »

 

Les menaces d’exclusion des club privés comme des écoles privées ou des écoles spécialisées

 Sont aussi drastiques que les Pharisees conspuant à toutes sortes de raisons par lesquelles invoquer

Contre Jésus Christ la question du blasphème et ordonner son exécution.

e.g. Mark (2:18-3:6)

 

L’université, par définition, vise à l’universalité (d’où l’origine du terme UNIVERSité).

 

S’il peut exister des méthodes pour limiter le nombre d’admissions et trier entre celles et ceux qui peuvent affirmer en être diplomé.es et celles et ceux qui n’ont pas rencontré les critères établissant la compréhension et l’acquisition des leçons, au cœur de l’université, à l’inverse d’une école spécialisée ou d’un club privé,

 

La pierre angulaire d’une université c’est :

D’un côté : l’interdisciplinarité (au niveau des enseignements)

&

De l’autre côté : la diversité (au niveau du corps étudiant).

 

Le concept de pierre angulaire, c'est celui, en anglais,

De cornerstone, auquel Jésus Christ se réfère pour expliquer qui il est.

La pierre angulaire, c'est donc un concept sacré.


Ref:

Mark (12:10)

Psalm #118

Isaiah (28:16)

L’interdisciplinarité, 

Au niveau des enseignement,

Limite les risques que les postes d’enseignement soient accaparés par celles et ceux souhaitant principalement

Jouir d’un pouvoir d’autorité sur du monde présent, en prétextant, notamment,

Que les enseignements dissidents relèvent du blasphème, à défaut de contre-argument

Intelligent et bienveillant à avancer

Pour permettre l’émulation d’idées

Plutôt que d’offrir une poutine gavée à un régiment.

 

La diversité,

Au niveau du corps étudiant,

Permet l’avènement de perspectives surprenantes, assimilables à Daniel exigeant

De manger des légumes plutôt que de la viande !

Si Isaiah, Jeremiah et Micah étaient, en leur temps,

Des enseignants dévoués et inspirants,

Daniel a écrit 

Une moitié de ses leçons (diligemment conservées) dans la langue parlée

Depuis des millénaires, par celles et ceux qui rappelaient les lumières

D’Isaiah, de Jeremiah, et de Micah, notamment, 

Soit l’hébreu

&

Une moitié de ses leçons (grosso modo) dans la langue parlée sur le territoire où il avait été déporté

En plus d’être la langue universelle de son époque, i.e. la plus couramment parlée autour de Daniel

Tantôt à titre de langue principale, tantôt à titre de langue secondaire,

Soit l’araméen.

 

L’araméen était couramment parlé par Jésus Christ,

Lequel est né un demi millénaire (soit cinq siècles, ou près de 500 ans)

Après que Daniel ne soit déporté à Babylone pour y être éduqué 

Pendant trois ans

Avant d’être tenu de servir en la conseillant l’équipe en charge de Babylone, notamment,

La cour entourant le roi de Babylone qui venait de tuer et de déporter une portion significative

Du peuple auquel appartenait Daniel habitant Jérusalem en son temps.

 

Avant d’apprendre ce que Daniel a trouvé l’opportunité et le temps

D’enseigner à ses contemporaines et ses contemporains, notamment,

On apprend les types de questions qu’il posait et les raisonnements

Auxquels Daniel se prêtait en navigant des circonstances dramatiques impliquant :

 

La tentative d’extermination de son peuple, suivie de sa déportation, soit son déracinement ;

L’obligation d’être éduqué pendant trois ans par le pouvoir d’autorité ayant exécuté

La tentative d’extermination et la déportation de son peuple, dont Daniel était « un survivant » ;

L’obligation d’ingérer pour se nourrir des ingrédients qui étaient, pour Jeremiah et son peuple,

Non seulement irrévérencieux et insultant

A l’égard de Dieu (selon les règles applicables au peuple de Daniel, notamment)

Mais aussi tout bonnement répugnant.

 

Oser demander à manger des légumes, dans les circonstances de Daniel,

Soit notamment face aux conséquences potentielles sur son intégrité physique et morale

De se faire répondre, au mieux « NAN. » et au pire « pour qui tu t’prends ? »,

C’est déjà en soi époustouflant.

 

Trouver des façons de convaincre le roi, sa cour, ses eunuques et ses armées de commandants

De ne pas l’obliger à ingérer

Des substances qui leur paraissent saines que Daniel trouvait répugnantes,

C’est ingénieux, pas qu’un peu.

 

Penser, en demandant, au sort de ses ami.es, en l’occurrence les comparses

Que Daniel côtoyait le plus souvent, en l’espèce, trois bons chums de gars,

C’est époustouflant, ingénieux, et généreux.

 

Le roi de Babylone et sa cour, incluant ses armées de commandants,

En position de contraindre ou de punir Daniel ont trouvé la sagesse et le temps

 

D’écouter la pertinence des questions de Daniel étudiant,

Lesquelles généraient à leur tour moulte questions embarrassantes qu’un revers de la main

Aurait suffi à pousser pour s’en débarrasser, i.e. comme mamie dans les orties, notamment :

« Qui dirait non à de la viande, franchement !

Pour qui il se prend, avec son air important ? »

 

Le roi de Babylone et sa cour, incluant ses armées de commandants,

Sous l’autorité de qui Daniel était placé, d’abord à titre d’étudiant,

Et ensuite à titre de conseiller, d’enseignant, et de dirigeant,

Ont trouvé l’espace nécessaire pour donner à Daniel, quand il était encore étudiant

Le temps et l’opportunité de tenter de démontrer que sa demande était sensée.

 

Le roi de Babylone et sa cour, incluant ses armées de commandants,

Se sont tour à tour offusqués d’entendre Daniel enseigner.


Des conseillers du roi de Babylone avaient notamment créé une entourloupe

(i.e. tenté de piéger dans son raisonnement le roi et les personnes placées

Sous son autorité),

Pour faire condamner Daniel et ses chums de gars à être jetés dans une marmite

Remplie d’huile et à mourir ainsi ébouillantés.

La grâce était intervenue pour les sauver, et le roi de Babylone s’en voyait rassuré.

Toute la partie des enseignements de Daniel écrite en araméen

Compose un ballet de contre-arguments subtiles entre Daniel

Et le roi de Babylone regrettant,

Parsemé d’embuches et d’entourloupes

Générées, notamment, par la cour du roi, tentant

D’accaparer l’attention du roi, notamment.

 

Ainsi, Entre

Daniel et sa foi

&

Le roi de Babylone et ses regrets

La portion de la Bible consacrée aux lumières

Incarnées par Daniel et ses chums de gars

Écrite à l’origine en araméen

Offre à la postérité l’opportunité

De saisir que l’anéantissement des cultures jugées déviantes et des questions impertinentes

N’était même pas prôné par le roi de Babylone au temps de Daniel, alors franchement…

 

Ainsi,

Si les rencontres inusitées permettent de gais rassemblements,

Rien ne vaut la structure d’une université pour assurer la sérénité des enseignements.

 

Si l’armée, l’école spécialisée et le club privé permettent aussi la sérénité des enseignements,

Seule l’université permet d’offrir l’interdisciplinarité des enseignements

(laquelle passe par une interdisciplinarité exigée au sein du corps enseignant)

Égale

(en portée potentielle de contribution à l’avènement de vérités)

À la diversité du corps étudiant, laquelle seule permet l’émergence de questions soulevées

De manière aussi inusitée que surprenante, i.e. les questions « un peu flyées »

Par les personnes placées en position de subordination,

 (risquant, ce faisant,

Toute une panoplie de sanctions,

Allant jusqu’à l’excommunication et l’extermination, soit dit en passant),

En posant leurs questions et en écoutant, parfois aussi en renvoyant quelques arguments,

Non seulement dans l’espace sacré de l’amphithéâtre permettant aux voix du corps enseignant

De porter jusqu’à la moindre des oreilles venue écouter l’enseignement,

Mais aussi, et surtout, à la cafétéria soit l’agora, ou les places d’échanges et de rassemblement

 

Parsemées ci et là sur le campus de l’université.

 

Si les rencontres inusitées permettent de gais rassemblement,

Et que rien ne vaut la structure d’une université pour apprendre et enseigner sereinement,

Les rencontres inusitées sur le campus d’une université ouvrent les voies d’enseignement

Par le corps étudiant, au corps enseignant,

Par le corps étudiant, au corps dirigeant,

Par le corps étudiant, à d’autres membres du corps étudiant

Ayant choisi une filière adjacente, et souhaitant, notamment,

Faire de l’interdisciplinarité dès le stade étudiant.

 

« Je suis allée parler au nouveau. Super sympa. Il m’a expliqué pourquoi il ne mangeait pas

La même chose que nous. Je n’ai pas compris ses références, mais j’ai apprécié son énergie.

Il ne semblait pas vouloir m’imposer ses préférences. Il m’a dit être soulagé de ne plus être obligé

De manger de la viande, ce qu’il trouve répugnant.

 

Il m’a présentée à ses amis et m’a appris qu’ils avaient été ensemble déportés.

Il m’a demandé si moi aussi, j’étais arrivée ici comme lui.

Il a été agréablement surpris d’apprendre que non.

Qu’une partie du corps étudiant soit ici de sa propre volonté, cela l’a rassuré.

Il m’a expliqué que la majorité

Des membres du corps étudiant qui ont été comme lui déportés,

Ne parle pas, ou peu, l’araméen. Il m’a dit que de là où ces membres venaient

On parlait hébreu, et qu’il était l’un des seuls à parler couramment l’araméen.

 

Il offre à son groupe des cours de soutien, où il repasse avec eux chaque soirée

Sur le contenu inculqué pendant la journée. Il veut s’assurer que tout le monde ait compris.

Je lui ai dit qu’on avait notre groupe d’études en géométrie. Je lui ai proposé de nous envoyer

Celles et ceux des membres du corps étudiant qu’il côtoie qui expriment une passion

Ou fait face à des difficultés d’apprentissage, autour des questions et en matière de géométrie.

 

Je dois admettre que je suis embêtée de constater,

Que je me réjouis à l’idée de son arrivée auprès de notre faculté.

Est-ce à dire que je me réjouis de leurs maux passés ?

On pourra leur demander de passer au club de philo pour en parler,

Qui se charge d’inviter ? »


***

Pour rendre hommage aux maîtres.es qui étaient jadis étudiant.es

Puisque c'est sa job, comme son nom l'indique


Signé :

🌻 Savato Kiriako 🌻

 💘

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