À DÉMÉNAGER. A DÉMÉNAGÉ !
Avec ou pas d’chance.
Avec ou sans tissé-serré.

À DÉMÉNAGER.
Si t’as d’la chance, t’as des ami.es qui viennent t’aider.
Si t’as d’la chance, t’as des ami.es qui viennent t’aider,
À DÉMÉNAGER.
Si tu nages dans le tissé-serré, t’as d’la famille qui vient aider.
Si tu nages dans le tissé-serré, t’as d’la famille qui vient aider,
À DÉMÉNAGER.
Si t’as d’la chance ET que tu nages dans le tissé-serré,
T’as des ami.es ET d’la famille qui viennent aider.
Si t’as d’la chance ET que tu nages dans le tissé-serré,
T’as des ami.es ET d’la famille qui viennent aider,
À DÉMÉNAGER.
Si t’as d’la chance ET que tu nages dans le tissé-serré,
T’as des ami.es ET d’la famille qui viennent t’aider.
Si t’as d’la chance ET que tu nages dans le tissé-serré,
T’as des ami.es ET d’la famille qui viennent t’aider,
À DÉMÉNAGER.

Si t’as pas d’chance, t’as pas d’ami.es qui viennent t’aider.
Si t’as pas d’chance, t’as pas d’ami.es qui viennent t’aider,
À DÉMÉNAGER.
Si tu te noies dans le tissé-serré, t’as pas d’famille qui vient aider.
Si tu te noies dans le tissé-serré, t’as pas d’famille qui vient aider,
À DÉMÉNAGER.
Si t’as pas d’chance ET que tu te noies dans le tissé-serré, t’as PAS
NI la famille NI les ami.es qui viennent aider.
NI la famille NI les ami.es qui viennent t’aider.
Si t’as pas d’chance ET que tu te noies dans le tissé-serré, t’as PAS
NI la famille NI les ami.es qui viennent aider,
À DÉMÉNAGER.
NI la famille NI les ami.es qui viennent t’aider,
À DÉMÉNAGER.

Si t’as d’la chance, tes ami.es sont venu.es t’aider.
Si t’as d’la chance, tes ami.es sont venu.es t’aider,
À DÉMÉNAGER.
Si tu nages dans le tissé-serré, t’as d’la famille qui est venue aider.
Si tu nages dans le tissé-serré, t’as d’la famille qui est venue aider,
À DÉMÉNAGER.
Si t’as d’la chance ET que tu nages dans le tissé-serré,
T’as des ami.es ET d’la famille qui sont venu.es aider.
Si t’as d’la chance ET que tu nages dans le tissé-serré,
T’as des ami.es ET d’la famille qui sont venu.es aider,
À DÉMÉNAGER.
Si t’as d’la chance ET que tu nages dans le tissé-serré,
T’as des ami.es ET d’la famille qui sont venu.es t’aider.
Si t’as d’la chance ET que tu nages dans le tissé-serré,
T’as des ami.es ET d’la famille qui sont venu.es t’aider,
À DÉMÉNAGER.

Si t’as pas d’chance, t’as pas d’ami.es qui sont venu.es t’aider.
Si t’as pas d’chance, t’as pas d’ami.es qui sont venu.es t’aider,
À DÉMÉNAGER.
Si tu te noies dans le tissé-serré, t’as pas d’famille qui est venue aider.
Si tu te noies dans le tissé-serré, t’as pas d’famille qui est venue aider,
À DÉMÉNAGER.
Si t’as pas d’chance ET que tu te noies dans le tissé-serré, t’as PAS
NI la famille NI les ami.es qui viennent aider, comme, anymore OR ever, faq sont pas v’nu.es.
NI la famille NI les ami.es qui viennent t’aider, comme, anymore OR ever, faq sont pas v’nu.es aider.
NI la famille NI les ami.es qui viennent t’aider, comme, anymore OR ever, faq sont pas v’nu.es aider,
À DÉMÉNAGER.
Si t’as pas d’chance ET que tu te noies dans le tissé-serré, t’as PAS
NI la famille NI les ami.es qui viennent aider,
Pour changer un pneu crevé, épauler d’un chagrin, ou mettons
POUR DÉMÉNAGER.
NI la famille NI les ami.es ne viennent t’aider, notamment
À DÉMÉNAGER.
Ainsi, si t’as au moins un.e ami.e qui est venu.e t’aider à déménager, t’as d’la chance.
Ainsi, si t’as au moins un.e membre de ta famille qui est venu.e t’aider à déménager, pour vrai,
Tu nages dans le tissé-serré.

Notamment.
Si tu nages dans le tissé-serré, on t’a inculqué comment contribuer, au tissé-serré, notamment.
En t’inculquant comment contribuer, au tissé-serré, notamment,
On t’apprend, notamment,
À « aider », « ton prochain », notamment
À commencer par un.e membre du tissé-serré, notamment
À commencer par « aider » un.e membre du tissé-serré, notamment
En allant l’aider à déménager, notamment
En faisant PLUS qu'« acte de présence », notamment
En « te rendant utile », i.e. « en aidant POUR VRAI »
i.e. pas seulement pour « faire acte de présence », mais aunieu
En aidant ton prochain, sincèrement.
En aidant ton prochain, dans le présent.
En aidant ton prochain, pour vrai.
SI on ne t’a pas inculqué comment « aider » « ton prochain »
MAIS que tu évolues dans le tissé-serré
ALORS tu coules, dans le tissé-serré.
En effet,
Ne pas savoir « comment » contribuer au tissé-serré, notamment en « aidant »
Son prochain comme son voisin comme son cousin
C’est se retrouver au milieu des mailles d’un filet dont on ne sait
1) Ni par où commencer
2) Ni comment avancer
3) Ni « où qu’est-ce qu’on est », i.e. « KESSÉ qui s’passe icitte ? »
Apprendre qu’il fait bon aller aider son cousin à déménager,
Plutôt que de le laisser compter sur la chance, en l’occurrence, sur son réseau d’amitiés,
Ou de le laisser compter sur l’accès à des moyens d’externaliser,
i.e. sur son niveau d’influence ou de richesse, par lesquelles il peut
Faire faire la job, par du monde qui n’est ni « de la famille » ni « des ami.es »,
C’est apprendre « comment » contribuer, notamment, au tissé-serré,
« En aidant », pour vrai, ce faisant, répandant, notamment, L’ESPRIT DU TISSÉ-SERRÉ
Qui, dans certaines situations, pourrait s’apparenter, notamment, au SENS DE LA COMMUNAUTÉ
Ce qui est doux, aimant, et utile à savoir, notamment, quand se pose, e.g. la question de déterminer :
1) Par où commencer ?
2) Comment avancer ?
3) « Où qu’est-ce qu’on est », i.e. « KESSÉ qui s’passe icitte ? »

A DÉMÉNAGÉ !
Il passe à travers les placards de sa femme, et il ricane.
Il se tourne vers les ami.es de sa femme, et il déclare :
« Elle ne jette rien ! Elle accumule, elle est insupportable !
Je vais jeter ses affaires, notamment cette tasse : franchement. »
Il est fier de lui.
Il croit qu’il sait, et que sa femme ne sait pas,
Des affaires existentielles, en l’occurrence :
Quand jeter ? Que jeter ? Pourquoi jeter ?
Pourquoi conserver ? Que conserver ? Jusqu’à quand conserver ?
Des choses, en l’espèce :
UNE TASSE DE GRADUATION, indiquant, notamment :
LE NOM DE L’ÉCOLE,
L’ANNÉE DE GRADUATION,
LE STATUT DE MEMBRE DE LA COMMUNAUTÉ,
Ayant gradué de cette école cette année.
Il est né dans le tissé-serré.
Il a la chance d’avoir des ami.es.
Il a les moyens d’externaliser.
Sa femme est expatriée.
Elle vit aujourd’hui, avec lui, son mari
Dans le quartier dans lequel son mari a grandi
À « quelques minutes à pied » de chez les parents de son mari
Quand la famille dans laquelle elle a grandi, et les ami.es avec lesquel.les elle a grandi,
Vivent dans un autre pays, sur un autre territoire, à « plus de 6h, en avion », d’où vivent :
Son mari
Les parents de son mari
Les ami.es d’enfance de son mari
Les ami.es des parents de son mari
La famille de son mari
Les ami.es de la famille de son mari
Etc.
Il est persuadé d’avoir grandi dans « de bonnes valeurs ».
Il sait compter, ses parents aussi, sa femme aussi.
Il a déjà « médité » sur la question de savoir, notamment :
Comment dépenser ?
Quoi acheter ?
Pourquoi acheter ET/OU dépenser ?
Etc.
Il est fier des réponses qu’il a à donner quand vient le temps de parler, notamment
Autour de la question des achats compulsifs et des pratiques de hoarding, notamment.
Il a de grands principes à distribuer, autour de lui,
Comme à sa femme
Comme aux ami.es de sa femme
Comme à « sa » « communauté »
Puisque la question « relève de son domaine »,
Il parle d’un air assuré.
Il ne pointe pas la tasse aux ami.es de sa femme :
Pour « en apprendre » sur « l’histoire » et « les valeurs » de sa femme
Pour « partager » avec les ami.es de sa femme « des tranches de vie » quant à la vie de sa femme
Pour « s’émerveiller » de la merveille qu’est la femme qu’il a le privilège d’avoir épousée
Qui a gradué de cette école, cette année
Qui en est « pas peu fière »
Qui s’y est fait « un bouquet » d’ami.es
Dont il aurait convenu de « papoter » avec les ami.es de sa femme, plutôt que de
DÉBLATÉRER, i.e.
De juger sa femme dans ses valeurs
De moquer sa femme dans son histoire
De juger et moquer, non seulement sa femme, mais aussi
La communauté de sa femme
À laquelle appartiennent ses ami.es

Le tissé-serré MALPOLI, est un tissé-serré qui est si fier
Des valeurs qui ont semblé circuler, i.e. qui ont été inculquées
Dans le tissé-serré d’où viennent les membres MALPOLIS,
Que les membres MALPOLIS en retirent une fierté mal placée
À partir de laquelle les membres MALPOLIS se perchent, notamment, pour juger
Et ainsi MOQUER le monde qui les entoure
Dans leurs valeurs, dans leurs histoires,
Jusqu’à se MOQUER, sans retenue, de sa femme, expatriée
Dans ses valeurs, dans son histoire,
DEVANT SES AMI.ES.
Ça prend tout un niveau MALPOLI, pour passer :
Du simple « manque d’intérêt »
Au processus de moquerie
Jusqu’à se moquer
Ouvertement
Face aux ami.es
De celle avec qui le membre MALPOLI
A l’honneur de tisser deux histoires de vie.
C’est peut-être une des raisons pour lesquelles la destinée semble s’entêter
À faire tomber des membres MALPOLIS en amour avec du monde qui déclenche les MOQUERIES
Des membres MALPOLIS, ce faisant pointant vers des opportunités d’essayer « d’en apprendre »
D’avantage sur les valeurs et l’histoire de la personne aimée, plutôt que de s’en MOQUER.
Comprenant que les moqueries n’ont pas leur place dans un lit
Pas plus d’ailleurs qu’au sein d’un couple qui s’engage dans « de belles valeurs »,
Comme les valeurs entourant :

À la longue, la moquerie relative à la tasse de graduation,
Lancée par le mari au sujet de sa femme
Fait ressembler le tissé-serré, notamment,
Aux nouveaux riches, bien embêtés
Comme La fille du médecin, laquelle était drôlement embetée
À l'inverse, quand les moqueries sont compensées
Jusqu'à ce qu'elles "ne viennent même pas à l'idée"
Par la curiosité bien placée, comme celle
Qu'on entrevoit danser :
Entre la chance, les richesses et les privilèges,
Notamment,
En prenant garde aux dissociations et préjugés,
Notamment,
Alors,
Les blessures complémentaires peuvent s'appeler,
Notamment.

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